Accueil » Côte d’Ivoire : la Banque mondiale salue l’impact de la qualité de l’énergie sur la croissance

Côte d’Ivoire : la Banque mondiale salue l’impact de la qualité de l’énergie sur la croissance

par Kamagaté Issouf

La visite effectuée le 7 décembre à la centrale électrique à gaz de la CIPREL a permis à Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, ainsi qu’aux membres de sa délégation (Marie Chantal Uwanyiligira, Nathalie Kouassi Akon, Josiane Kwenda et Kwawu Mensan Gaba), de réaffirmer l’engagement de l’institution à soutenir la disponibilité d’une énergie de qualité et à coût compétitif en Côte d’Ivoire. Selon la Banque mondiale, cet objectif demeure essentiel pour accompagner la stratégie d’industrialisation du pays et renforcer sa capacité à créer des emplois durables.

Au regard de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la Banque mondiale dans le secteur énergétique, Ousmane Diagana a indiqué que les performances globales enregistrées par le pays ont contribué au dynamisme de la croissance économique observée depuis près de quatorze ans. Les projections gouvernementales tablent, à l’horizon 2030, sur une augmentation de 3 263 MW de capacité électrique additionnelle, dont 1 997 MW issus du gaz, 184 MW de l’hydraulique, 960 MW du solaire et 122 MW de la biomasse, confirmant l’ambition nationale d’un mix énergétique diversifié et soutenable.

La mission intervient dans un contexte marqué par l’accélération des stratégies d’approvisionnement en gaz et de transition énergétique dans la région. Elle a permis à la délégation d’évaluer l’évolution et les performances de la CIPREL, première centrale électrique privée de Côte d’Ivoire et d’Afrique de l’Ouest, mise en service en 1994. La centrale est passée de 99 MW à 556 MW en 2015 et a servi de référence pour le développement d’Atinkou (Jacqueville), une centrale de 390 MW financée par l’IFC. Ensemble, ces infrastructures totalisent 946 MW, constituant la principale capacité thermique privée du pays.

En termes de perspectives, la Banque mondiale réaffirme sa volonté de consolider son partenariat avec la Côte d’Ivoire, tant dans le secteur énergétique qu’à l’échelle globale. Ousmane Diagana a rappelé que l’institution, via l’IFC et l’IDA, accompagne la CIPREL depuis ses débuts et demeure engagée dans sa trajectoire de modernisation. Près de 340 millions d’euros ont été investis dans la centrale sur trois décennies, détenue à 15 % par l’État et à 83 % par les groupes Eranove et la BOAD.

Articles en rapport

Laissez un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Politique de confidentialité et de cookies
error: Le contenu est protégé !!