La Commission nigériane de réglementation du secteur pétrolier en amont (NUPRC) vient d’adresser un avertissement ferme aux titulaires de permis dans le cadre du Programme nigérian de commercialisation du torchage de gaz (NGFCP). L’institution menace de retirer sans délai les licences des opérateurs qui font preuve d’inaction et ne développent pas les sites mis à leur disposition.
Oritsemeyiwa Eyesan, directrice générale de la NUPRC, a officialisé cette position lors d’une visite de travail menée auprès d’Ekperikpe Ekpo, ministre d’État aux Ressources pétrolières (Gaz), dans la capitale Abuja. Elle a souligné que, malgré quelques freins initiaux, le programme progresse avec 27 sites attribués avec succès sur les 43 initialement ciblés.
Pour s’assurer de l’engagement effectif des acteurs, la régulation prévoit une évaluation rigoureuse exactement un an après l’attribution d’une subvention. En l’absence de avancées concrètes et satisfaisantes, la Commission appliquera les sanctions réglementaires qui s’imposent, pouvant aller jusqu’à la révocation pure et simple du contrat.
Cette intransigeance s’explique par l’immense potentiel énergétique du pays, le Nigeria disposant de plus de 215 billions de pieds cubes (TCF) de réserves de gaz prouvées, pour un total estimé à près de 600 TCF. Une valorisation optimale de cette ressource est donc jugée impérative pour l’économie nationale.
