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Ghana : règlement du différend entre l’État et Afreximbank sur un prêt de 750 millions USD

par Kamagaté Issouf

Le gouvernement ghanéen et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ont résolu l’ensemble des questions en suspens liées au prêt de 750 millions de dollars signé en 2022. Cette résolution met fin à plusieurs mois de négociations et lève un obstacle majeur dans le processus de résolution de la dette du pays. Dans un communiqué conjoint publié le jeudi 25 décembre, le ministère des Finances et Afreximbank ont indiqué que le dossier avait été clos « à la satisfaction des deux parties », ouvrant la voie à la poursuite de leur coopération sur de futurs programmes de développement.

L’accord intervient dans un contexte d’efforts du Ghana pour stabiliser sa situation d’endettement dans le cadre d’un programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI). Il témoigne d’une amélioration des relations avec les créanciers extérieurs, alors que les autorités cherchent à restaurer la confiance internationale. Le ministère des Finances a qualifié cette résolution d’étape importante dans le rétablissement de la crédibilité financière du pays, tout en soulignant le caractère stratégique de la relation avec Afreximbank.

Le prêt avait été approuvé par le Parlement le 20 juillet 2022, à une période où le Ghana avait perdu l’accès au marché obligataire international à la suite d’une dégradation de sa notation de crédit. Le décaissement est intervenu en août 2022, après satisfaction des conditions requises, sous la forme de trois tranches de 187 millions de dollars, 193 millions d’euros et 332 millions de dollars. Ces tranches étaient assorties d’un différé de remboursement de trois ans, avec des maturités de sept ans pour les deux premières et de dix ans pour la dernière.

Les ressources mobilisées ont servi à couvrir les besoins de la balance des paiements, à financer le budget de l’État, les échanges commerciaux et les dépenses d’infrastructure, dans un contexte de fortes tensions de liquidité. Des divergences sont toutefois apparues lorsque le gouvernement a inclus ce prêt dans sa restructuration de la dette commerciale, position contestée par Afreximbank, qui estimait que son mécanisme devait bénéficier d’un traitement similaire à celui des obligations multilatérales privilégiées. Après des mois de discussions suivies de près par l’opinion publique et les analystes, les deux parties ont finalement convenu d’un règlement à l’amiable, Afreximbank affirmant que cet accord permet désormais de se concentrer sur les interventions en cours et à venir en faveur de la reprise et de la croissance du Ghana.

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