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 Côte d’Ivoire : ouverture à Abidjan de la 9e édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine 

par Kamagaté Issouf

 

Ouverture à Abidjan de la 9e édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine
La 9ᵉ édition du Salon de l’Épargne, de l’Investissement et du Patrimoine (SEIP) s’est ouverte ce matin au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, sous le thème « Tout grand patrimoine commence par un premier pas ». Lors de son intervention, Mamadou Touré, ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, a précisé l’orientation donnée à cette édition : « Ce thème remet les choses à leur juste place. On imagine souvent le patrimoine comme une affaire de grandes fortunes, de terrains et de portefeuilles boursiers. En réalité, il commence presque toujours par un geste modeste. Une pièce glissée dans une tirelire. Une première tontine. Un premier compte ouvert. Un premier salaire qu’on n’a pas entièrement dépensé à la fin du mois. »

Cette manifestation s’inscrit dans un contexte marqué par la progression des services financiers digitaux. Selon les chiffres de la Banque mondiale, cité par le ministre, 40 % des adultes en Afrique subsaharienne possèdent aujourd’hui un compte de monnaie mobile, contre 27 % trois ans auparavant, tandis qu’en Côte d’Ivoire, près de six adultes sur dix disposent désormais d’un compte financier. Évoquant la gestion des très petites et moyennes entreprises, le ministre Mamadou Touré a exposé les principes de gestion applicables aux porteurs de projets : « Un jeune entrepreneur doit apprendre très vite à séparer la caisse de son activité de son argent personnel, à constituer une épargne de précaution, à honorer ses échéances et à réinvestir ses bénéfices. Qu’il soit financé par une banque, une institution de microfinance, un fonds public ou par sa propre famille, la règle est la même. Et ce qu’il a appris plus tôt fait alors toute la différence entre un projet qui grandit et une opportunité qui s’évapore. »

La question de la formation financière dès l’enfance a également été abordée au cours des échanges. N’Cho Laeticia, Commissaire générale du SEIP, a fait part de son constat concernant le système éducatif : « Nous apprenons à nos enfants à lire, à écrire, à compter. Mais trop peu à comprendre l’argent, à distinguer un besoin d’une envie, à épargner et à préparer leur avenir. » Pour répondre à cet enjeu, elle a annoncé un partenariat institutionnel en cours : « C’est pourquoi je suis fière de dire que nous avons engagé, avec Le Ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, des travaux pour intégrer progressivement les fondamentaux de l’éducation financière dans la formation initiale des enseignants. »

Enfin, les organisateurs ont présenté les perspectives de développement géographique du salon à l’échelle nationale et régionale. L’objectif affiché est d’étendre le périmètre d’intervention de l’événement à d’autres villes et pays voisins, comme l’a indiqué N’Cho Laeticia : « Nous voulons faire voyager le SEIP au-delà d’Abidjan, dans les grandes villes de Côte d’Ivoire, puis dans notre espace régional. Dakar, Cotonou, Lomé… Les enjeux sont les mêmes, et les besoins immenses. Nous avons construit un écosystème, développé des formats, acquis une expérience. Il est temps de réfléchir ensemble à la manière d’en faire bénéficier davantage de populations. »

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