L’Afrique n’est pas sur la bonne voie pour atteindre son objectif d’éliminer la faim d’ici 2025, dit le rapport le rapport d’examen biennal (2019-2021) du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), révélé lors du forum du Leadership africain 2023, qui se tient depuis le jeudi 25 mai à Accra, autour du thème : « Promouvoir le commerce intra-africain pour libérer le potentiel agricole en Afrique ».
Grand importateur net de produits alimentaires, l’Afrique enregistrait en 2021, 794,7 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire modérée soit près de 60 % de la population du continent, contre de 512 millions en 2014. Selon la FAO (2019), la facture des importations alimentaires de l’Afrique subsaharienne s’élevait à 48,7 milliards de dollars américains en 2019, contre 46,9 milliards de dollars américains en 2018. Car « la demande du continent en produits de base tels que les céréales, la viande, les produits laitiers, les graisses, les huiles et le sucre continue de dépasser l’offre intérieure. », affirme Mawkele Mene, Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Ce dernier soutient que la facture des importations alimentaires pour l’ensemble de l’Afrique était d’environ 80 milliards de dollars américains par an en 2015-2017. Pour la période de 2020 à 2022, la facture annuelle est passée à 84 milliards USD tandis que le commerce intra-africain des produits alimentaires agricoles était de 11,4 milliards USD, ce qui représente seulement 14% de la valeur des produits alimentaires agricoles importés du monde par l’Afrique.
Au dire de l’Union africaine la facture moyenne annuelle du blé importé en provenance du monde s’élève à 15,7 milliards de dollars entre 2020-2022 et 6,8 milliards USD par an pour l’importations de riz pour la même période. Alors que le continent détient au moins un sixième des espèces végétales mondiales, avec de nombreuses cultures vivrières d’origine africaine notamment le blé, orge, millet, sorgho, café, le palmier à huile ainsi que 65 % des terres arables mondiales. Raison pour laquelle, l’agende 2063 en fait une priorité, dans l’optique d’accélérer la production agricole.
C’est le Président du Ghana, Nana Akufo Addo, qui a procédé à l’ouverture de ce forum, qui réunit plusieurs Chef d’Etat dont Olusegun Obasanjo et Goodlock Jonathandu Nigeria, Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Moncef Marzouki de la Tunisie, Earnest Bai Koroma de la Sierra Léone, Hailemariam Desalegn de l’Ethiopie et Ellen Johnson Sirleaf du Liberia.
