Les terres arables africaines, estimées à plus de 60%, seront-elles véritablement exploitées par les Africains eux-mêmes. Cette position, souhaitée par les dirigeants africains et certaines institutions, dont la Banque africaine de développement (BAD), à travers son programme « Nourrir l’Afrique », n’est pas en partie la réalité sur le terrain. La plupart des grandes puissants mondiales (Chine, USA, France etc) ont commencé à s’accaparer des grandes parcelles de terre en Afrique.
Selon le rapport 2012 de Land Matrix, près de 80 millions d’ha de terres agricoles ont été vendues dans le monde dont 62% en Afrique, plus particulièrement en Afrique de l’Est et de l’Ouest.
Ces opérations des puissances étrangères répondent au souci, pour ces puissance, de préserver la sécurité alimentaire de leur population. Il n’y a plus d’espace disponible pour l’agriculture sur leur territoire, donc ils se tournent vers l’Afrique. Qui apparemment risque de se voir « déposséder » de ces terres.
L’Open Edition Journal n°14 de 2010 attirait l’attention en ces termes : « les terres agricoles africaines sont convoitées par de nombreux investisseurs étrangers, ce qui se matérialise par une accélération des transactions portant sur des concessions foncières à grande échelle. Ces investissements répondent à des enjeux très divers et font l’objet de contrats rudimentaires, dont les clauses exactes sont souvent méconnues. Ce phénomène très médiatisé est extrêmement controversé et suscite de virulentes critiques, alors que les analyses scientifiques sur le sujet sont encore très rares ».
Selon un entrepreneurs agricole, les transactions sont plus importantes dans les pays où la productivité agricole est faible et où les terres agricoles sont sous-exploitées. On estime à 75% la part des superficies vendues consacrées à la culture des biocarburants.
D’un « agro-colonialisme » à un accaparement des terres, tous les termes y passent pour dénoncer ces nouvelles pratiques. Mais que font les dirigeants africains pour freiner ce fléau ? L’Afrique a-t-elle la volonté et les moyens d’exploiter véritablement ces terres arables ? la question mérite d’être posée quand on observe en Afrique de l’ouest la ruée des populations vers l’orpaillage au détriment de l’agriculture. Alors que les produits nocifs utilisés détruisent la pratique de l’agriculture et détériorent le sol
