L’agence américaine de notation de crédit, Moody’s, prévient que les perturbations persistantes du transport maritime dans la mer Rouge, alimentées par les attaques des rebelles Houthis, pourraient entraîner une volatilité accrue des prix du pétrole, une hausse des tarifs de transport et une hausse des coûts d’assurance maritime.
Les inquiétudes sont d’autant grandes, car ces tensions pourraient conduire à des augmentations de prix, suivi d’un impact significatif sur l’inflation ou la politique monétaire, selon l’analyste de Moody’s, Benedicte Andries. Qui voit se profiler des perturbations des transports maritimes beaucoup plus graves , une affirmation corroboreé par le Fond monétaire international(FMI).
Tout en reconnaissant qu’il est peu probable que ces augmentations de prix aient un impact significatif sur l’inflation ou la politique monétaire, l’analyste de Moody’s, Benedicte Andries, a mis en garde contre un « scénario pessimiste ». Elle prédit « un risque de crédit sensiblement accru » pour diverses industries européennes, notamment la vente au détail, l’industrie manufacturière et les constructeurs automobiles.
Jihad Azour (FMI), lui, parle d’une baisse de près de 30 % du trafic de conteneurs sur la mer Rouge en raison des attaques des Houthis, attribuant les conséquences économiques négatives dans la région au conflit plus large entre Israël et le Hamas.
A en croire, le PDG de Hapag-Lloyd, Rolf Habben Jansen, les attaques ne devraient pas s’arrêter de sitôt, ce qui pourrait forcer les entreprises à contourner le canal de Suez. Il suggère une solution politique et une protection des cargos pour les six prochains mois.
