Le secteur de la mobilité durable en Afrique franchit un nouveau palier important avec la mobilisation de 50 millions de dollars par l’entreprise Spiro, annoncée ce mardi 24 février. Ce financement, soutenu par Afreximbank, Nithio et Africa Go Green Fund, s’ajoute à un investissement record de 100 millions de dollars réalisé en octobre 2025. Ce flux de capitaux vise à consolider un réseau énergétique robuste et évolutif, conçu spécifiquement pour répondre aux défis logistiques du continent, tout en renforçant la position de leader de l’entreprise sur le marché panafricain
L’objectif technique de cette levée de fonds est le perfectionnement de la plateforme technologique propriétaire de l’opérateur. L’accent est mis sur l’automatisation des stations d’échange de batteries (Battery-as-a-Service), le déploiement de solutions de recharge rapide et l’intégration directe des énergies renouvelables dans le mix énergétique du réseau. Cette infrastructure innovante permet de dissocier le coût du véhicule de celui de l’énergie, rendant la mobilité électrique économiquement compétitive face aux motorisations thermiques traditionnelles.
À ce jour, l’empreinte opérationnelle de Spiro témoigne d’une montée en charge industrielle significative avec plus de 80 000 motos électriques déployées et 2 500 stations d’échange installées. Présente dans six pays (Bénin, Togo, Kenya, Ouganda, Rwanda, Nigéria) et en phase pilote au Cameroun et en Tanzanie, l’infrastructure a déjà facilité plus de 30 millions d’échanges de batteries. Ce modèle de « réseau intelligent » permet d’optimiser le cycle de vie des accumulateurs et de garantir une disponibilité énergétique permanente pour les utilisateurs urbains et ruraux.
Enfin, l’impact environnemental de ce déploiement se mesure par plus d’un milliard de kilomètres parcourus sans émissions de $CO_2$. En structurant un écosystème énergétique vert et résilient, le projet s’aligne sur les Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies, notamment en matière de villes durables et de transition énergétique. Ce passage à l’échelle démontre que la mobilité électrique, soutenue par une infrastructure d’échange automatisée, constitue désormais un pilier essentiel de la décarbonation des transports en Afrique.
