Le vice Premier ministre, Tené Brahima Ouattara, a lancé, le lundi 23 mars, la deuxième édition du Salon International des Ressources Extractives et de l’Énergie (SIREXE) se tiendra en 2026 sous le thème : « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? ». Cette plateforme regroupe les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie, associant institutionnels, experts et secteur privé. L’objectif central est d’impulser les investissements stratégiques nécessaires pour transformer les ressources minérales du continent en leviers de croissance. Comme l’a souligné le commissaire général, le succès de l’édition 2024 a permis de positionner la Côte d’Ivoire « parmi les huit pays qui porteront l’avenir énergétique de l’Afrique ».
Le Botswana est désigné comme le pays à l’honneur pour cette édition 2026. Ce choix technique repose sur le statut du pays en tant que première puissance minière du continent et son « expertise avérée en matière de gouvernance minière et de valorisation industrielle des ressources ». Un protocole d’accord sera officiellement signé durant le salon entre la Côte d’Ivoire et le Botswana pour renforcer la coopération Sud-Sud. Cette collaboration vise spécifiquement le partage du modèle botswanais pour optimiser la valeur ajoutée des récentes découvertes de classe mondiale réalisées sur le sol ivoirien.
« Le SIREXE contribue à mettre en œuvre la vision du Président de la République, qui entend faire des ressources extractives et l’énergie un pilier puissant du développement économique de notre pays, aux côtés de l’agriculture et des services.Notre pays est sur une bonne dynamique dans ces secteurs stratégiques », a dit le vice Premier ministre, Tené Brahima Ouattara.Sur le plan des indicateurs miniers et pétroliers, la Côte d’Ivoire affiche une progression documentée. Le pays occupe désormais le premier rang en Afrique de l’Ouest et le cinquième rang continental selon le classement 2025 du Fraser Institute. Dans le domaine des hydrocarbures, dit-il, le gisement Baleine a entraîné la signature de 19 Contrats de Partage de Production (CPP), avec 13 autres en négociation. Le secteur a attiré plus de 500 millions de dollars de capitaux entre 2025 et 2026, consolidant la position du pays comme l’un des six principaux hubs africains pour l’investissement en exploration et production.
En matière d’infrastructures électriques, les données font état d’un taux de couverture nationale de 97,6 % des localités électrifiées. Le gouvernement a annoncé que l’objectif de couverture universelle sera atteint en 2030. La stratégie actuelle pivote de l’augmentation de l’offre vers l’amélioration de la qualité de service, conformément aux instructions présidentielles de décembre 2025. Cette structuration vise à soutenir l’émergence d’un secteur parapublic dynamique et à répondre aux exigences de consommation du secteur privé industriel.
Le SIREXE 2026 intègre enfin une dimension de sécurité stratégique liée au contexte international. Face aux menaces pesant sur les infrastructures énergétiques mondiales, le salon promeut la « mutualisation des systèmes d’électricité nationaux » et la mise en place de la Banque Africaine de l’Énergie. Ces initiatives techniques visent à garantir la sécurité énergétique du continent par la valorisation locale. Le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly a réaffirmé que le SIREXE constitue un « cadre inédit d’échanges d’expertises » pour bâtir le hub énergétique régional attendu par les autorités ivoiriennes.
