Standard & Poor’s (S&P) a abaissé la note de crédit souverain de l’Égypte en devises locales et étrangères de B à B-, avec une perspective stable à long terme, et a maintenu la note de crédit à court terme à B. L’agence de notation, espère que la discipline financière se poursuivra en mettant en œuvre des mesures de modernisation du système fiscal, en plus des efforts du gouvernement pour rationaliser les dépenses au cours de l’exercice 2023/2024, garantissant un excédent initial de 2,5% du PIB.
Elle a par ailleurs confirmé que des amendements législatifs ont été adoptés pour annuler les exonérations fiscales et douanières sur les activités économiques et d’investissement pour les entités et entreprises publiques, conduisant ainsi à une concurrence équitable sur le marché égyptien dans le cadre des efforts de l’État pour autonomiser le secteur privé.
Selon un communiqué du ministère des Finances, diffusé ce samedi, «malgré les difficultés auxquelles l’économie égyptienne est toujours confrontée en raison de la vague inflationniste mondiale provoquée par les tensions géopolitiques, Standard & Poor’s a modifié les perspectives d’avenir de négatives à stables sur la base des importantes réformes structurelles récemment mises en œuvre par le gouvernement égyptien, qui ont aidé parvenir à la discipline financière ».
Le ministre égyptien des Finances, Mohamed Maait, a déclaré que le gouvernement poursuivrait davantage de réformes et de mesures structurelles au cours de la prochaine période pour faire face aux défis économiques d’origine interne et externe, en particulier ceux mentionnés dans le rapport de Standard & Poor’s (S&P). « Le gouvernement a réussi à équilibrer toutes les variables et défis actuels, tant au niveau mondial que national, y compris la hausse des taux d’inflation, des taux d’intérêt et la dépréciation de la monnaie locale par rapport au dollar. Un excédent initial de 1,63% du PIB a été réalisé contre un excédent initial de 1,3% du PIB au cours de l’exercice 2021/2022, et le déficit budgétaire total a atteint 6% du PIB contre 6,1% au cours de l’exercice 2021 », dira-t-il.
