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Le Ghana traque les fonctionnaires fictifs

par Issac le Blanc

Le gouvernement ghanéen évalue à plusieurs milliards de dollars de cedis, les pertes enregistrées dans le paiement des fonctionnaires fantômes ou fictifs. Il s’est résolu à assainir la paie et à terme à éradiquer la présence de noms fantômes grâce à la validation et à la vérification en temps réel du personnel.

Dans cette dynamique, le contrôleur général a donné le délai de mars 2024 aux agents du secteur public d’obtenir une carte d’identité nationale sous peine de recevoir leur salaire. Cette mesure vise à synchroniser le système de paie du secteur public avec la base de données de l’Autorité nationale d’identification (NIA). Identifier et d’éliminer les écarts et les irrégularités ; garantir que les employés authentiques reçoivent la rémunération qui leur revient.

« Les noms non approuvés, communément appelés « noms fantômes », non seulement drainent nos ressources limitées, mais sapent également la confiance que les citoyens ont dans la gouvernance de la paie. Il est de notre responsabilité, en tant que gardiens des fonds publics, de veiller à ce que chaque centime soit dépensé judicieusement et parvienne à ceux à qui il est destiné », indique Le contrôleur et comptable général, Kwaning-Bosompem.

Dr Mohammed Amin Adam, ministre d’État au ministère des Finances explique que cette évolution permettra de résoudre le problème de l’intégrité de la paie et d’économiser des ressources qui autrement seraient dépensées en raison d’irrégularités.

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