Croissance résiliente perspective positive, c’est ce que dit le rapport de la BAD sur les performances macroéconomique et les perspectives de l’Afrique. Lancé, ce jeudi 19 janvier, à Abidjan, ce rapport est publié tous les premier et troisième trimestre de chaque année.
Selon le document, la croissance moyenne estimée du PIB réel en Afrique a ralenti à 3,8 % en 2022, contre 4,8 % en 2021, dans un contexte de défis majeurs consécutifs au choc du Covid-19 et à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Malgré ce ralentissement économique, 53 des 54 pays d’Afrique ont affiché une croissance positive.
Pour le président de la Banque africaine de développement (Bad), Akinwumi Adesina, les effets des chocs mondiaux varient toujours en fonction de la région et du pays. Le ralentissement de la demande mondiale, le durcissement des conditions financières et la perturbation des chaînes d’approvisionnement ont donc eu des répercussions différentes sur les économies africaines. Mais « la croissance dans les cinq régions est stable», dit-il.
Pour la Bad, certes, Les cinq économies africaines les plus performantes de la période pré-Covid-19 devraient connaître une croissance de plus de 5,5 % en moyenne en 2023-2024. Mais, il serait, toutefois, judicieux d’adopter des « mesures politiques audacieuses à l’échelle nationale, régionale et mondiale pour aider les économies africaines à atténuer ces risques cumulés ». C’est pourquoi elle émet des réserves sur les perspectives compte tenu des risques mondiaux et régionaux actuels (flambée des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, le durcissement des conditions financières mondiales et l’augmentation connexe des coûts du service de la dette intérieure).
