Le jeudi 5 mars 2026, un accident minier s’est produit dans la sous-préfecture de Kintinian, située à environ 25 kilomètres de la ville de Siguiri, dans le nord-est de la Guinée. L’incident a frappé le site d’exploitation artisanale dénommé « Barrière », une zone d’extraction aurifère à forte concentration humaine. Le premier bilan provisoire, établi par les autorités locales et des sources concordantes, fait état d’au moins un décès et de plusieurs blessés graves parmi les orpailleurs présents sur les lieux.
L’événement a pris la forme d’un éboulement soudain, entraînant un glissement de terrain massif au cœur d’une zone d’excavation. La rupture des parois a provoqué l’ensevelissement immédiat de nombreux travailleurs qui opéraient à l’intérieur du puits. Parallèlement aux pertes humaines, l’effondrement a causé des dommages matériels significatifs, engloutissant sous plusieurs tonnes de gravats des équipements de transport, notamment des motos tricycles utilisées pour l’évacuation du minerai.
Selon les dépositions recueillies sur place, l’éboulement a été précédé par une manifestation acoustique violente, signalant la rupture imminente des structures de soutien naturelles. Le rescapé Souleymane Keïta a décrit une scène de panique généralisée survenue juste après ce bruit sourd. Si une partie des mineurs a réussi à s’extraire de la zone d’emprise avant l’impact total, le rapport confirme que plusieurs personnes sont restées prises au piège sous les décombres, rendant les opérations de sauvetage critiques.
À l’heure actuelle, les efforts de dégagement se poursuivent pour tenter de retrouver les ouvriers disparus. La zone de l’accident reste extrêmement instable, compliquant l’accès des secours aux couches inférieures du glissement. Ce drame illustre une nouvelle fois la dangerosité des conditions de travail sur les sites artisanaux de la région de Siguiri, où l’absence de dispositifs de sécurité structurels expose les travailleurs à des risques d’effondrement permanents lors des phases d’extraction profonde.
