Le Palais présidentiel a abrité une session déterminante du Conseil national de sécurité (CNS) menée par le président Alassane Ouattara, dressant un constat de sécurité stable mais appelant à une riposte renforcée. Pour endiguer l’expansion des activités minières non réglementées, l’exécutif ivoirien a choisi d’intensifier drastiquement sa stratégie de régulation face aux menaces écologiques et sécuritaires majeures qui en découlent.
Afin de contrer les dégâts du secteur informel, le CNS a acté le gel immédiat de l’attribution des nouvelles licences d’exploitation à petite échelle. Cette mesure d’urgence se traduit par la mise en place d’un moratoire de six mois suspendant l’ensemble des nouvelles autorisations pour l’orpaillage artisanal et semi-industriel.
Cette décision politique trouve son origine directe dans les travaux d’un atelier national de concertation organisé au début du mois de septembre à Yamoussoukro. Les représentants territoriaux et préfets de région y avaient pris l’engagement ferme d’éliminer définitivement l’orpaillage illégal dans un délai semestriel.
Pour donner corps à cette ambition, les autorités déploient un dispositif combinant des volets répressifs rigoureux et des mesures structurelles d’envergure. Cette coordination vise à assainir le secteur extractif national tout en consolidant l’application de la loi sur l’ensemble du territoire.
