Dans un message diffusé, le mardi 6 juillet, la Chambre de l’énergie n’est pas d’accord avec la nouvelle approche de la Semaine de l’énergie, qui, selon elle, ne reflète pas l’Afrique ou son peuple et constitue une gifle à la stratégie de développement des ressources du continent et à ses vastes besoins en énergie, alors qu’elle fut présentée comme un allié du développement énergétique de l’Afrique.
Investing in African Energy, qui semble être la prochaine dénomination de la Semaine de l’énergie « prétend tenir compte des intérêts de l’Afrique, mais il a fondamentalement et continuellement contredit cette affirmation. La délocalisation de l’édition 2021 de sa conférence du Cap à Dubaï est l’un des nombreux exemples de son engagement en faveur des profits et de la politique au détriment du progrès, ce qui entrave la progression d’un discours sur l’énergie mené par l’Afrique sur le sol africain », soutient la Chambre de l’énergie.
La Chambre déclare que l’industrie pétrolière et gazière de l’Afrique n’est pas seulement importante, elle est impérative pour que le continent abolisse la pauvreté énergétique d’ici 2030. Mais, « l’écologisation du développement des hydrocarbures aux dépens de l’Afrique est non seulement incorrecte mais répréhensible, en particulier lorsqu’elle compromet la création d’emplois et d’opportunités pour la jeunesse africaine ».
C’est dans cette perspective que les acteurs africains de l’énergie appellent à définir l’approche de l’Afrique en matière de justice climatique et de transition énergétique, comme l’a démontré le tout premier sommet africain sur le climat organisé en septembre dernier. Surtout que le continent dispose de ressources en hydrocarbures parmi les plus importantes au monde et qu’elle entre dans une nouvelle ère de développement énergétique, en témoignent les nouvelles découvertes dans plusieurs pays africains.
