En 2025, les échanges commerciaux entre l’Égypte et la Chine ont atteint environ 20,8 milliards de dollars, reflétant l’intensité d’un partenariat économique approfondi au fil des décennies. Toutefois, ce volume global masque un déséquilibre important, les exportations chinoises s’élevant à près de 19,9 milliards de dollars contre seulement 819 millions de dollars pour les exportations égyptiennes, selon Abdel Aziz Elsherif, chef du service commercial égyptien. Face à cette situation, Le Caire ambitionne de stimuler et de diversifier ses ventes vers le marché chinois tout en attirant de nouveaux investissements.
Cette dynamique bilatérale s’inscrit dans le cadre de la célébration des 70 ans de relations diplomatiques, l’Égypte ayant été le premier pays arabe et africain à tisser des liens officiels avec Pékin. Élevée au rang de partenariat stratégique global en 2014, cette coopération s’est consolidée à travers des initiatives majeures telles que la Ceinture et la Route, le Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) et les BRICS. Aujourd’hui, la Chine s’impose comme l’un des partenaires commerciaux incontournables du Caire ainsi que comme sa principale source d’importations.
Au-delà des simples flux d’import-export, la collaboration entre les deux nations s’est élargie à des secteurs structurants de l’économie moderne. Les investissements et les coentreprises touchent désormais des domaines aussi variés que l’industrie, les infrastructures de transport, la logistique, l’énergie et l’économie numérique. Cette diversification technique et industrielle témoigne de la volonté commune des deux États de pérenniser une alliance multidimensionnelle à fort impact régional.
