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Sécurité alimentaire et climat : la FAO et les États prônent une approche intégrée

par Issac le Blanc

À l’issue de quatre jours de concertation à Abidjan, la 17ᵉ Réunion de l’Équipe multidisciplinaire du Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest a mis en avant la nécessité d’une approche intégrée pour répondre aux enjeux de sécurité alimentaire, de nutrition et d’adaptation climatique. Les travaux, clôturés le 21 novembre 2025 sous la présidence du ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, se sont inscrits dans le cadre du thème : « Mécanismes de financement innovants et réformes structurelles pour l’adaptation climatique ».

Présentant la synthèse des recommandations, la Coordonnatrice sous-régionale de la FAO, Bintia Stephen Tchikaya, a souligné que les experts appellent à la transformation des systèmes alimentaires à travers des modèles durables et inclusifs. Ceux-ci doivent intégrer la nutrition, la protection sociale et l’emploi des jeunes et des femmes, tout en accélérant la restauration des terres dégradées et l’adoption de pratiques agroécologiques en cohérence avec des initiatives régionales comme la Grande Muraille Verte. L’économie circulaire, l’innovation technologique et la valorisation des ressources locales ont également été identifiées comme des leviers essentiels, notamment via la gestion durable des déchets et la promotion de semences améliorées.

Sur le plan financier, les participants recommandent de mobiliser des instruments innovants tels que les obligations vertes, les fonds souverains, les partenariats publics-privés et les mécanismes parlementaires. Le renforcement de la mobilisation interne à travers la fiscalité environnementale, les écotaxes et la création de fonds nationaux dédiés au climat fait également partie des priorités avancées. Ces outils sont considérés comme indispensables pour garantir des investissements stables et adaptés aux besoins des pays d’Afrique de l’Ouest.

Les discussions ont enfin mis en exergue l’importance d’une gouvernance régionale renforcée, reposant sur l’harmonisation des politiques, le développement des capacités institutionnelles et l’intégration des systèmes d’information numériques pour une planification fondée sur des données fiables. La consolidation des partenariats multi-acteurs, incluant le secteur privé, la société civile et les communautés locales, constitue une autre dimension essentielle. En saluant les conclusions des travaux, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a réaffirmé l’engagement de la Côte d’Ivoire à porter ces recommandations, rappelant que l’adaptation climatique représente une condition de survie pour les systèmes agroalimentaires et les populations de la région.

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