L’Autorité de régulation financière (FRA) vient de franchir une étape décisive pour la modernisation des marchés financiers en publiant un nouveau cadre réglementaire pour la vente à découvert (short selling). Cette décision stratégique vise à accroître la liquidité et la profondeur du marché boursier tout en garantissant une stabilité accrue des échanges. En encadrant l’emprunt de titres, la FRA cherche à offrir aux investisseurs des outils sophistiqués pour améliorer l’efficience du marché, tout en instaurant des garde-fous rigoureux pour protéger les droits de tous les acteurs.
La gestion opérationnelle de ce système est confiée exclusivement à Misr for Central Clearing, Depository and Registry (MCDR). En tant qu’entité d’exécution, la MCDR assurera la transparence totale des opérations grâce à une surveillance en temps réel du système central de prêt de titres. Pour garantir une allocation équitable et technique des ressources, le règlement introduit trois critères de priorité clairs pour le traitement des demandes de prêt : l’offre affichant le taux d’intérêt le plus bas, la durée de prêt la plus longue et, enfin, l’ordre chronologique de saisie des demandes dans le système.
Sur le plan de la gestion des risques, la FRA impose des exigences de collatéral strictes pour sécuriser les transactions. Avant toute exécution, une garantie en espèces équivalente à 150 % de la valeur de la position ouverte doit être constituée. Ce montant se décompose en 100 % de la valeur des actions empruntées, complétés par une marge de trésorerie de sécurité de 50 %. Ce dispositif prudentiel peut être renforcé par d’autres formes de garanties complémentaires, conformément aux normes en vigueur, afin de prévenir tout risque de défaut systémique.
Enfin, la nouvelle réglementation instaure un ensemble de critères de conformité pour les sociétés de courtage, articulés autour de piliers fondamentaux tels que la solvabilité et la capacité financière. Ces intermédiaires doivent désormais démontrer une solidité structurelle leur permettant de gérer les risques inhérents aux opérations de vente à découvert. En renforçant ainsi les exigences de fonds propres et les capacités de gestion technique des courtiers, la FRA s’assure que l’augmentation de la liquidité ne se fasse pas au détriment de l’intégrité globale du système financier.
