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Pour le Niger, le problème de l’insécurité va au-delà du Sahara

par Jocelyne Bosson

Au cours d’une pré-conférence de haut niveau des ministres africains des finances, de la planification et du dialogue sur le développement économique (Dialogue pré-COM 2023), organisée, le vendredi 10 mars, par la Commission économique africaine pour l’Afrique pour l’Afrique de l’Ouest et tenue virtuellement, le Niger a donné son point de vue sur la question de la sécurité alimentaire.

Selon son directeur général de la planification au ministère de la Planification du Niger, Assoumane Mainassara, « le problème de l’insécurité se situe au-delà du Sahara ».  Et va jusqu’à la frontière du golfe de Guinée et d’autres pays du Golfe.

Il note qu’il n’y a pas d’ingrédients miracles pour faire face à l’insécurité. « Nous n’avons pas de solutions magiques. Les questions de sécurité doivent aller de pair avec les questions de développement ». Selon lui, environ 70% des Nigériens sont jeunes et l’une des solutions à l’insécurité est l’emploi des jeunes. Pour ce faire, il invite à développer le capital humain et de l’aligner sur l’emploi ou de considérer l’aspect social de l’emploi pour les jeunes. Une opinion partagée par Pr Fatou Sarr, commissaire chargée du capital humain et des affaires sociales à la Cedeao, qui soutient que la création de richesse était essentielle pour briser la vulnérabilité sociétale. « La création de richesse ne peut se faire que si nous renforçons la capacité de ces jeunes et de ces femmes à avoir les compétences et à accéder à la richesse ».

Le directeur général de la planification du ministère du Plan du Niger, Abdoulaye Zonon, a appelé, lui, à la mise en œuvre des bonnes politiques.« Si nous regardons ce qui s’est passé en Asie du Sud-Ouest, nous savons que nous pouvons sortir de la pauvreté et de la vulnérabilité si nous mettons en œuvre les bonnes politiques. « Si vous regardez les pauvres sur le continent, la plupart d’entre eux, environ 70 à 75 % viennent des zones rurales et sont des agriculteurs, et seulement 20 à 25 % se trouvent dans les zones urbaines ».

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