L’encre de la mémoire devient le philtre de l’avenir avec la parution en librairie de A Letter to My Younger Self, une œuvre chorale majeure sous la houlette d’Aïda Diouf, fondatrice d’ALTMYS et cadre dirigeante distinguée Young Global Leader 2026 par le Forum économique mondial. Dans cet ouvrage mis en lumière par les éditions La Croisée des Chemins et sublimé par les illustrations de l’artiste nigériane Renike, dix-sept figures féminines d’exception se penchent sur le miroir du temps pour dialoguer avec les jeunes filles qu’elles furent autrefois. Évitant le piège des dogmes ou des modèles figés, ces lettres intimes dévoilent les doutes, les épreuves, les bifurcations et les fulgurances qui ont forgé leurs destinées. Comme le soulève la cantatrice Angélique Kidjo dans une préface vibrante, ce recueil célèbre avant tout le courage de la vulnérabilité : celui de se raconter sans fard depuis l’endroit le plus vrai de soi-même pour éclairer le chemin des suivantes.
Cette symphonie de voix embrasse douze nationalités et une constellation de talents, reliant les arts, la science, le sport et l’engagement social. Qu’il s’agisse des créations de mode d’Aisha Ayensu, de la virtuosité sportive d’Ons Jabeur, de la haute gastronomie de Georgiana Viou ou des chorégraphies mythiques de Germaine Acogny, le livre réunit des trajectoires aussi riches que diverses. Aux côtés de personnalités telles que Djaïli Amadou Amal, Hafsat Abiola, Miriem Bensalah Chaqroun, Julienne Lusenge ou Sefora Kodjo, l’ouvrage rassemble également Aminata Kane, Angela Wamola, Claude Borna, Coura Carine Sène, Jocelyne Muhutu-Remy, Marie-Roger Biloa, Paula Nascimento et Thandiwe Muriu. De la haute technologie à la photographie en passant par les luttes civiles, chaque récit rappelle avec force qu’il n’existe pas de voie unique vers

Fotograaf: www.davidlok.nl
l’accomplissement, mais un champ infini de possibles à défricher.
La première étincelle de cette transmission s’est allumée au cœur de Dakar,
lors d’un don inaugural destiné à cinquante élèves du Lycée John F. Kennedy. Ce choix symbolique s’inscrit dans une filiation historique profonde : cet établissement emblématique réservé aux jeunes filles perpétue depuis 1975 la tradition de ses célèbres majorettes, initiée par le maître-tambour Doudou Ndiaye Rose et la chorégraphe Germaine Acogny, elle-même coautrice du recueil. Un demi-siècle plus tard, voir circuler ces écrits entre les mains des lycéennes dakaroises insuffle une résonance toute particulière à l’initiative. Ce premier contact incarne l’esprit même du projet énoncé par Aïda Diouf : faire circuler les mots pour déclencher des conversations fertiles et offrir à chaque jeune fille la liberté d’imaginer son propre horizon.
Loin d’être un simple événement littéraire, la publication de cet ouvrage marque le point de départ d’une vaste ambition continentale portée par l’association à but non lucratif ALTMYS. Grâce à l’appui d’un écosystème de partenaires — incluant HEC Paris Executive Education, Shine to Lead, Les Cultur’Elles, ainsi que le logisticien PAPS —, les bénéfices tirés des ventes en librairie financeront la distribution gratuite de 10 000 exemplaires auprès des écoles, bibliothèques et ONG à travers plus de dix pays africains. Ce déploiement progressif, qui s’amorce au Sénégal, au Maroc et en Côte d’Ivoire avant d’embrasser l’ensemble du continent, vise à faire résonner ces témoignages universels là où ils peuvent transformer durablement des vies et éveiller les réussites de demain.
