Accueil » AAM 2026 : Georges Elombi  veut poser les jalons d’une souveraineté économique durable à Alamein

AAM 2026 : Georges Elombi  veut poser les jalons d’une souveraineté économique durable à Alamein

par Kamagaté Issouf

C’est dans la ville stratégique d’Alamein, en Égypte, que Georges Elombi participera à sa première Assemblée annuelle en tant que président d’Afreximbank. Sous sa direction, dans la continuité de ses prédécesseur,  l’institution se présente comme une banque panafricaine solide et intégrée, marquant un tournant historique dans sa mission. Pour le 4e président de la Banque africaine d’import-export, le véritable succès ne réside plus seulement dans le simple financement de transactions, mais dans la mise en place de systèmes structurants : systèmes de paiement, plateformes de vérification numérique et corridors commerciaux. Cette mutation stratégique vise à bâtir le socle d’une souveraineté économique durable pour l’ensemble du continent.

Les performances financières dévoilées lors de l’annonce de cette 26e édition témoignent de la robustesse du groupe. Au premier trimestre 2026, Afreximbank affiche un bilan impressionnant avec 49,4 milliards de dollars d’actifs et de provisions et des capitaux propres s’élevant à 8,6 milliards de dollars. Malgré un contexte mondial instable, l’institution maintient des indicateurs sains, notamment un ratio d’adéquation des fonds propres de 23 % et un taux de créances douteuses maîtrisé à 2,40 %. Cette puissance de frappe a été renforcée par une levée de fonds de 2 milliards de dollars sur les marchés internationaux (obligations Samurai et Panda) et le lancement d’un programme de réponse à la crise du Golfe doté de 10 milliards de dollars pour soutenir les États membres face aux tensions d’approvisionnement.

L’agenda des Assemblées annuelles 2026 s’articule autour d’un thème central : « Le commerce intra-africain, catalyseur d’industrialisation et de souveraineté économique ». Les débats se concentreront sur trois piliers fondamentaux : l’indépendance économique dans un monde polarisé, la transition vers une production à haute valeur ajoutée pour sortir de la dépendance aux matières premières, et la mobilisation massive des capitaux. Après une décennie consacrée à bâtir des outils d’intégration tels que la ZLECAf ou le système de paiement PAPSS, l’objectif est désormais de transformer ces plateformes en capacités de production concrètes et en chaînes d’approvisionnement résilientes.

Le choix de l’Égypte pour accueillir cet événement de haut niveau ne doit rien au hasard. Répondant à des critères rigoureux de sécurité, de connectivité et d’infrastructures, la ville d’Alamein incarne le rôle de l’Égypte comme hub financier africain. Le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte, Hassan Abdalla, a d’ailleurs souligné la profondeur de la coopération avec Afreximbank, qui a historiquement soutenu des secteurs vitaux comme le pétrole, le gaz et le système bancaire égyptien. Ce partenariat illustre parfaitement la volonté commune de renforcer l’intégration économique et de faciliter les échanges transfrontaliers.

En conclusion, ces Assemblées annuelles marquent une étape décisive pour l’avenir financier du continent. Le soutien actif de l’Égypte aux initiatives de la Banque, notamment le Système africain de paiement et de règlement (PAPSS), est un signal fort. En permettant des paiements instantanés en monnaies locales entre les pays africains, Afreximbank et ses partenaires s’attaquent à l’un des principaux freins au commerce continental. Il ne s’agit plus seulement de rêver l’intégration, mais de la financer et de l’opérationnaliser pour faire de l’Afrique une puissance économique souveraine et incontournable.

Articles en rapport

Laissez un commentaire

Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter Lire Plus

Politique de confidentialité et de cookies
error: Le contenu est protégé !!