La CGECI Academy, dont l’objectif est d’identifier les outils et pratiques destinés à améliorer la résilience des entreprises, a ouvert ses portes, ce jeudi 26 octobre, à Abidjan, pour la 11e édition sous le thème « Croissance durable des entreprises en Afrique : Cap sur la compétitivité », en présence du vice-président Tiémoko Meyliet Koné, des anciens présidents du Nigeria, Olusegune Obasanjo, Pedro Pires de Cap vert et l’ex Premier ministre éthiopien, Hailemariam Dessalegn et du corps diplomatique.
Face à l’impact des différentes crises sur les économies, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Souleymane Diarrassouba a souligné la nécessité de proposer des mesures permettant de renforcer la résilience des entreprises par une amélioration continue des gains de compétitivité. Citant, de ce fait, l’amélioration continue de l’environnement des affaires, la qualité des infrastructures (routes, aéroports, ports, énergies, etc.), l’efficacité de l’administration, la qualité du capital humain etc.
Il évoque quatre défis majeurs pour réussir la transformation de l’économie et du développement du secteur privé, moteur de la croissance. Il note l’investissement dans l’innovation en vue de renforcer l’intégration des entreprises dans les marchés régionaux tels que la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAf), l’amélioration de la qualité, le renforcement des capacités des entreprises à travers l’accompagnement et le financement et la digitalisation.
Dans la même démarché, le vice-président ivoirien, Tiémoko Meyliet Koné, appelle à aider les entreprises à relever les défis de la compétitivité et de la transformation structurelle, « les économies africaines doivent bénéficier d’un environnement favorable aux affaires, de formalités administratives simplifiées et d’un système juridique et judiciaire efficient ».
Il a cependant déploré que les industries africaines restent les moins productives et les moins compétitives du monde. Selon le rapport « Industrialiser l’Afrique » de la Banque africaine de développement, l’Afrique se trouve à l’extrémité inférieure de la chaîne de valeur mondiale, avec une part dans la manufacture mondiale de seulement 1,9 %. Cela est aussi confirmé par la CNUCED, qui indique que la part de l’Afrique dans l’activité manufacturière globale est passée de 3 % en 1970 à moins de 2 % en 2018.
Souleymane Diarrassouba, a, par ailleurs, invité les hommes d’affaires de divers horizons à venir investir dans le développement des clusters (l’agro-industrie, la chimie et plasturgie, les matériaux de construction, d’ameublement et d’équipement etc), et profiter des avantages qu’offre la Côte d’Ivoire.
