C’est au Parc des expositions d’Abidjan que s’est tenue, ce mardi 1er septembre 2026, l’ouverture officielle de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC). Cet événement, présidé par le ministre de l’Agriculture, du développement rural et des productions vivrières Bruno Koné, a été marqué par l’annonce des nouveaux tarifs bord champ, directement influencés par la tourmente des marchés internationaux.
Le fait marquant de cette rentrée agricole demeure la forte baisse du prix du cacao, dont le kilogramme s’établit désormais à 1 200 FCFA, loin des 2 800 FCFA affichés lors de la campagne précédente. Tout en concédant cette chute drastique, le gouvernement a tenu à relativiser la portée du chiffre en précisant qu’il s’agit du troisième meilleur tarif de l’histoire pour une campagne principale, devancé seulement par les 2 800 FCFA de 2025-2026 et les 1 800 FCFA de 2024-2025.
Du côté du café, la tendance est aux soubresauts tarifaires pour cette même saison 2026-2027, avec un prix bord champ fixé à 1 300 FCFA le kilogramme. Cette filière sort d’une année particulièrement mouvante : initialement annoncé à 1 700 FCFA par le président Alassane Ouattara en octobre 2025, le tarif du café bien décortiqué avait été révisé à la baisse à 1 200 FCFA en mars dernier, avant de retrouver une légère embellie à 1 300 FCFA.
Pour justifier ces arbitrages économiques délicats, le ministre Bruno Koné a mis en avant la nécessité impérative de préserver les finances publiques et la pérennité du secteur. « Notre responsabilité est de fixer un prix qui soit financièrement soutenable », a-t-il déclaré, résumant ainsi le défi permanent des autorités face à la volatilité structurelle des cours mondiaux des matières premières.
