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FMI : l’Afrique subsaharienne maintient une croissance solide de 4,1 % en 2025

par Issac le Blanc

Selon les dernières Perspectives économiques régionales du Fonds monétaire international (FMI), l’Afrique subsaharienne devrait enregistrer une croissance économique de 4,1 % en 2025, confirmant sa capacité d’adaptation face aux turbulences mondiales. Malgré une dette publique élevée et un environnement économique international marqué par des tensions géopolitiques et le durcissement des conditions de financement, la région parvient à préserver un rythme d’expansion soutenu, avant une légère accélération prévue en 2026.

Intitulé « Tenir bon », le rapport du FMI salue la résilience structurelle de l’Afrique subsaharienne, portée par des fondamentaux économiques en amélioration et par des réformes engagées dans plusieurs pays. L’institution note toutefois que cette solidité reste fragile en raison de vulnérabilités macroéconomiques persistantes, notamment des risques budgétaires, monétaires et extérieurs. Près de vingt États sont déjà considérés comme surendettés ou à haut risque de surendettement, une situation qui limite leurs marges de manœuvre face aux chocs économiques mondiaux.

Les moteurs de croissance identifiés par le FMI incluent les réformes structurelles en Éthiopie et au Nigéria, ainsi que la bonne performance du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Rwanda et de l’Ouganda, qui figurent parmi les économies les plus dynamiques au monde. À l’inverse, les pays dépendants des ressources naturelles et ceux affectés par des conflits internes continuent de connaître une croissance faible, avec un revenu par habitant n’augmentant que d’environ 1 % par an. Ces disparités soulignent la nécessité d’une diversification accrue des économies et d’une meilleure intégration régionale.

Pour renforcer la stabilité et soutenir la croissance durable, le FMI recommande deux axes prioritaires : d’une part, accroître la mobilisation des ressources internes grâce à la numérisation des administrations fiscales, la réduction des exonérations et l’élargissement de l’assiette fiscale ; d’autre part, améliorer la transparence et la gestion de la dette publique afin de restaurer la confiance des investisseurs et de réduire les coûts d’emprunt. Le rapport prône également le recours à des instruments de financement innovants, tels que le financement mixte et les conversions de dettes en projets de développement. En conclusion, le FMI appelle les pays africains à préserver la stabilité macroéconomique tout en conciliant rigueur budgétaire, inclusion sociale et réformes économiques durables, gages d’un développement soutenu et équitable à long terme.

 

 

 

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