L’usine de traitement de gaz d’Atuabo, située dans la région occidentale du Ghana, cessera ses opérations du 16 au 30 août 2025 afin de réaliser une maintenance planifiée. Le ministère de l’Énergie et de la Transition verte a autorisé Ghana National Gas Company Ltd., opérateur de l’installation, à procéder à cet arrêt pour effectuer des inspections, réparations et mises à niveau sur des équipements et systèmes critiques. Cette intervention s’inscrit dans la volonté des autorités d’assurer un fonctionnement sûr, fiable et durable de l’usine, tout en améliorant son efficacité opérationnelle et en prolongeant sa durée de vie.
Pendant la période d’arrêt, l’approvisionnement en gaz naturel issu d’Atuabo sera interrompu, ce qui pourrait affecter la production d’électricité, l’installation étant un fournisseur clé pour les centrales électriques du pays. Afin de limiter l’impact sur le réseau, des solutions alternatives, telles que l’utilisation de pétrole brut léger et d’autres combustibles, seront déployées en coordination avec les producteurs d’électricité. L’usine, qui traite en moyenne 150 millions de pieds cubes standard de gaz par jour en provenance des champs offshore Jubilee et TEN, produit également du GPL et des condensats destinés aux usages domestiques et industriels.
Les experts du secteur rappellent que ces maintenances programmées sont courantes dans l’industrie pétrolière et gazière pour préserver la sécurité des opérations et la continuité de l’approvisionnement. Selon Denis Gyeyir (NRGI), ces arrêts permettent de remplacer des pièces, corriger des défauts et préserver l’intégrité des installations, tout en s’accompagnant généralement d’un recours à des sources alternatives comme le gaz nigérian ou celui fourni via le gazoduc ouest-africain (WAGP). Toutefois, des contraintes financières et logistiques peuvent limiter la capacité à exploiter pleinement ces flux, notamment en matière de négociation et de paiement des volumes supplémentaires.
D’autres spécialistes, tels que Mark Obeng Adu Agyemang (PIAC) et Kodzo Yaotse (ACEP), estiment que l’impact à court terme sur la production d’électricité devrait rester limité grâce aux approvisionnements d’ENI et du Nigeria. Ils soulignent toutefois la nécessité d’une meilleure coordination entre Ghana Gas et les opérateurs des FPSO Jubilee et TEN pour synchroniser les périodes de maintenance, évitant ainsi des décalages entre production offshore et capacité de traitement à terre. Le ministère de l’Énergie s’est engagé à fournir des mises à jour régulières sur l’avancement des travaux et sur toute évolution susceptible d’affecter le réseau énergétique national.
