La Banque du Ghana (BoG) soutient résolument une approche plus structurée et axée sur le renseignement pour contrer la criminalité financière, face à une recrudescence alarmante des fraudes alimentée par l’essor des transactions numériques. Cette mutation des pratiques criminelles fragilise l’ensemble de l’écosystème financier ghanéen.
Selon la deuxième vice-gouverneure de la BoG, Mme Matilda Asante-Asiedu, la hausse des délits s’observe principalement en dehors du périmètre bancaire traditionnel. Et ce, malgré les efforts constants d’amélioration des dispositifs de sécurité mis en place au sein même des institutions bancaires.
Les statistiques officielles illustrent cette tension avec des incidents de fraude passés de 16 733 cas en 2024 à 24 778 cas en 2025, soit une augmentation spectaculaire de 48 % en l’espace d’une seule année. Cette progression fulgurante démontre que l’expansion des paiements électroniques attire de nouvelles formes d’activités criminelles.
Pour endiguer ce phénomène, la dirigeante insiste sur la nécessité impérative d’une coordination beaucoup plus étroite. Les régulateurs, les forces de l’ordre et les opérateurs du secteur financier doivent désormais unir leurs forces pour sécuriser durablement l’économie numérique du pays.
