Le Ghana a enregistré une performance exceptionnelle de son secteur extérieur en juin 2025, portée principalement par l’or. Selon les données de la Banque du Ghana, les exportations du métal jaune ont atteint 8,39 milliards de dollars, dépassant de 160 millions de dollars le total des importations évaluées à 8,23 milliards. Cette envolée de l’or, qui représente désormais 61 % des recettes totales d’exportation contre 53 % en mars, a consolidé la position du pays comme acteur clé du marché mondial des matières premières.
L’excédent commercial s’est ainsi creusé, atteignant 5,57 milliards de dollars en juin, soit 6,4 % du PIB, contre 3,3 milliards de dollars et 3,8 % en mars. Malgré une hausse marquée des importations — en progression de 120 % — la forte croissance des recettes d’exportation, tirée également par le cacao (2,17 milliards $) et le pétrole (1,36 milliard $), a permis d’améliorer la balance des paiements. L’accumulation de réserves internationales, qui atteignent 11,12 milliards $, témoigne de l’impact positif de cette dynamique.
Le secteur aurifère a également entraîné un regain d’intérêt des investisseurs sur le marché domestique. L’ETF NewGold a bondi de 2,51 %, atteignant 373,75 GH¢, tandis que les volumes de négociation ont été multipliés par plus de dix. Cette frénésie s’explique par la flambée des prix mondiaux de l’or, qui ont franchi la barre des 3 400 dollars l’once, alimentés par la volatilité des marchés et la quête d’actifs refuges dans un contexte d’incertitude persistante.
En dépit de cette conjoncture favorable, les analystes avertissent que la durabilité de cette performance repose sur le maintien des niveaux de production minière et sur la stabilité de la demande mondiale. Le Ghana continue de dépendre massivement des exportations de matières premières — or, cacao et pétrole représentant 86 % des recettes —, ce qui souligne la nécessité de diversifier davantage l’économie pour renforcer la résilience à long terme.
