La société Nawara Company Limited se retrouve au cœur d’une vive controverse sectorielle après la révocation officielle de sa licence d’exploitation sur le site minier de Nsuapemso. Selon les précisions fournies par Frank Asare sur les ondes d’Okay FM, l’entreprise accumulait une dette non régularisée de 990 000 dollars américains. Conformément à l’article 68 de la loi sur les minéraux et l’exploitation minière, une notification formelle avait été adressée à la compagnie en mars 2025. L’échéance de 120 jours s’étant écoulée en juillet sans aucun versement, le ministre des Terres et des Ressources naturelles a entériné l’annulation définitive du titre minier le 3 septembre 2025. «Nawara a disposé d’un délai de 120 jours pour régulariser ses arriérés de paiement, mais n’a pas respecté cette échéance. », a dit Frank Asare, directeur des titres miniers à la Commission des minéraux.
Face aux accusations d’ingérence politique mettant en cause Alfred Mahama, frère de l’ancien président John Dramani Mahama, les autorités réglementaires et les nouvelles entreprises candidates rejettent toute pression extérieure. Des compagnies telles que CMS-PRO et AA Southern Industries, désireuses de reprendre l’exploitation de la concession domaniale, soutiennent que la décision repose uniquement sur des motifs financiers et administratifs stricts. La Commission a par ailleurs confirmé que les arriérés de paiement restent imputables à Nawara et ne seront pas transférés au futur attributaire du site, en attendant d’éventuelles décisions de la Haute Cour.
Outre le litige administratif, la prise de contrôle du gisement s’accompagne d’allégations troublantes concernant des actes de violence et de pillage de biens sur le terrain. Les autorités rappellent toutefois que ces accusations d’exactions nécessitent une procédure judiciaire et d’enquête distincte, le non-respect des obligations financières ne justifiant pas à lui seul d’éventuels franchissements de la légalité lors des opérations de reprise du site.
Pour établir toute la lumière sur cette affaire complexe, la version complète de Nawara demeure indispensable, notamment quant à la contestation éventuelle du montant réclamé ou aux preuves de paiement. Dans l’attente d’investigations indépendantes sur les incidents de terrain et la contestation du titre, les explications de la Commission des minéraux constituent aujourd’hui le seul cadre réglementaire et juridique établissant la vacance de la concession de Nsuapemso.
