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IATF 2023 : Souleymane Diarrassouba encourage plus d’exportation de la Côte d’Ivoire vers l’Egypte

par Kamagaté Issouf

Le ministre du Commerce et de l’Industrie ivoirienne, Souleymane Diarrassouba a rencontré au Caire son homologue égyptien Ahmed Samir, le lundi 13 novembre au caire (Egypte). Les deux personnalités ont évoqué le renforcement des relations économiques et commerciales entre leurs deux pays. Et ont admis la nécessité d’actualiser l’accord commercial existant entre la Côte d’Ivoire et l’Egypte.

La noix de cajou a été l’une matières premières au cœur des discussions, dans le cadre du renforcement de la coopération. Car, selon le ministre le niveau des échanges commerciaux entre la Côte d’Ivoire et l’Egypte est déficitaire avec un volume de 104 milliards FCFA. Ce qui devrait inciter encore le secteur privé à plus exporter vers ce pays.

« Le défi pour nous c’est d’encourager plus d’exportation sur l’Egypte, notamment au niveau du cacao, de la noix de cajou, du caoutchouc et d’autres produits agroalimentaires. Nous avons remarqué que l’Egypte constitue un grand marché avec plus de 109 millions d’habitants. Nous avons pu constater qu’il y a des produits ivoiriens qui ne sont pas directement expédiés en Egypte mais qui passent par d’autres pays africain avant de venir en Egypte. Il faudrait désormais que les liens soient directs entre les opérateurs économiques des deux pays », a indiqué le ministre Diarrassouba.

Le ministre du Commerce a pu visiter,  dans cette foire, les stands des opérateurs ivoiriens, qui regorgent des produits de noix de cajou, des vêtements, de la mangue séchée, du karité etc. Selon Silué Alain, acteur de mangue et noix de cajou, ils sont en Egypte, pour trouver des acheteurs dans le marché égyptien, qui est de grande taille. « Nous sommes partis d’une vingtaine de tonnes de production de mangue avec le projet FIRCA à 400 tonnes. C’est un bon en avant. Mais c’est une goutte d’eau dans l’énorme quantité de mangue qui pourrisse. On a un taux post récolte de  perte de  45% de mangue, des mangues qui pourrissent au nord de la Côte d’Ivoire, donc il y a encore un gisement d’opportunité», indique-t-il.

Pour sa part Djiré Awa Jacqueline, gérante de la société SPD, spécialisée dans la transformation du cajou en jus, aliments, l’huile , les prospects pour la plupart Egyptiens s’intéressent aux enrobés de cajou :  « la pomme de cajou doit bien  être exploitée pour préserver la santé de nos enfants qui aiment boire les jus énergisants. Surtout pour les travailleurs qui aiment prendre les médicaments de fatigue…Il faut qu’on arrive à baisser les prix des amandes pour l’avoir à un prix raisonnable au niveau des usines et pouvoir faire consommer à la population ».

Avant de prendre congé des entrepreneurs, Souleymane Diarrassouba a évoqué la possibilité de réactiviter la grande commission mixte Côte d’Ivoire-Egypte et d’ organiser de façon périodique un business forum entre les hommes d’affaires ivoiriens et égyptiens. « Nous allons travailler aux côtés de opérateurs économiques, à l’effet qu’il ait plus de produits ivoiriens exportés vers le marché égyptien », dit-il.

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