Au premier jour de l’audience, ce jeudi 11 janvier ’est un document de 84 pages que l’Afrique du Sud a présenté, ce jeudi, à la Cour international de justice (CIJ), contre Israël qu’elle accuse de s’être livré à des actes de génocide dans la bande Gaza.
« Israël s’est livré, se livre et risque de continuer à se livrer à des actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza », explique Pretoria. Qui est soutenu dans cette action par Malaisie, Turquie, Jordanie, Bolivie, Maldives, Namibie, Pakistan, Bangladesh, Nicaragua, Venezuela, Palestine, Brésil, la Ligue arabe et l’Organisation de la coopération islamique.
Ce procès est aussi qualifié d’historique, car depuis les conflits Israël-Palestine ou Israel-Hamas, ou encore Israël-Hezbollah, c’est la première fois que Tel Aviv est convoqué devant cette juridiction. Surtout que les alliés de la Palestine ont toujours mis en cause le droit international et humanitaire, tel que perçu par Israël.
La requête palestinienne est consécutive à la guerre Israel-Hamas, enclenchée le 7 octobre, suite à une attaque du Hamas, qui a fait, selon Israël 1200 morts, plus près de 180 personnes aux mains du Hamas. Dans la riposte, 23000 personnes ont perdu la vie à Gaza, dont plus de 8000 enfants et plus de 6000 femmes. Devant la CIJ, ce jeudi matin, le ministre sud-africain de la Justice, Ronald Lamola a martelé :« Aucune attaque armée sur le territoire d’un État, aussi grave soit-elle ne peut justifier une violation de la Convention des Nations unies sur le génocide ».
Fait notable ! la plupart des pays européens qui promeuvent le droit des femmes et des enfants n’ont pu exprimer officiellement une opposition sur les opérations israélienne à Gaza, assistant passivement aux bombardements qui ont détruits plus de 95% des habitations et des infrastructures à Gaza. Les Etats Unis, premier allié d’Israël affiche son soutien indéfectible et les livraisons d’équipements militaires à Israël, alors qu’elle admet une aide humanitaire à Gaza.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a réagi dans un communiqué en soutenant que l’Afrique du Sud se comporte comme le bras juridique de l’organisation terroriste du Hamas, a entièrement déformé la réalité de Gaza après le massacre du 7 octobre «Elle cherche à permettre au Hamas de commettre de nouveau les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les crimes sexuels qu’ils ont perpétrés de façon répétée le 7 octobre », argue, le diplomate israélien.
