Le portefeuille du groupe Bank of Africa, filiale de BMCE groupe, pour les PME de la zone ouest africaine est estimé à plus de 247 millions d’euros. Sur 30000 PME concernées, la moitié a déjà pu bénéficier. Cette information a été révélée par le directeur général du groupe, Amine Bouabid, lors de la présentation du bilan des 6 filiales du groupe BOA de l’UEMOA et la signature d’une convention avec la Société financière internationale (SFI), ce lundi 3 avril à Abidjan.
En effet, pour ce qui est du partenariat SFI – BOA, d’un montant de plus de 70 millions d’euros, il permettra à la banque d’accroître le volume de ses prêts aux PME, notamment celles détenues par des Femmes au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, à Madagascar, au Mali, au Niger, en Tanzanie et au Togo.
Cette ambition est la hauteur des performances du groupe, qui a réalisé un total bilan de 10,279 milliards d’euros en 2022 contre 9,406 milliards d’euros en 2021, tiré par les crédits soutenus par un encours en progression de plus de 12% en une année pour franchir la barre des 5 milliards d’euros. A ces performances, il faut ajouter les dépôts à la clientèle qui se situent désormais à 7,695 milliards d’euros en 2022 contre 7,006 milliards d’euros en 2021, soit une progression de 9,8% par rapport à l’an dernier.
Le directeur général du groupa avoue que, ces résultats sont à saluer au regard du contexte de la crise Russo-Ukrainienne, le service de la dette qui pose des inquiétudes, « le resserrement de la liquidité », la crise économique au Ghana. Ainsi que la situation que la de transition et de coup d’Etat respectivement au Mali et au Burkina Faso. « En dépit de ce contexte peu favorable, le groupe a affiché de très bonnes performances au titre de l’exercice 2022, tant sur le plan commercial que financier. Grâce à un résultat brut d’exploitation en progression de 19% et à une amélioration du coût du risque (-12%) le RNPG a fait un bon de 29,5% pour atteindre 136 millions d’euros », note le groupe Bank of Africa.
Pour le groupe marocain, l’activité bancaire a connu une embellie, marquée par une hausse 12,8% du Produit net bancaire (Pnb), soit un montant de 681 millions d’euros en 2022 contre 604 millions d’euros en 2021, consécutif à l’amélioration des marges d’intermédiation et la performance des commissions des opérations de change.
