Le volume total des échanges commerciaux entre l’Égypte et les pays du bassin du Nil a atteint 2,9 milliards de dollars en 2024, selon le dernier rapport publié par l’Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS). Ce bulletin annuel, intitulé « Échanges commerciaux entre l’Égypte et les pays du bassin du Nil en 2024 », couvre les transactions avec dix pays : le Soudan, l’Éthiopie, l’Ouganda, le Congo, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, l’Érythrée et le Soudan du Sud.
Sur l’année, les exportations égyptiennes vers cette zone ont atteint 1,58 milliard de dollars, en recul de 8,8 % par rapport à 2023 (1,73 milliard). De leur côté, les importations se sont légèrement contractées de 0,2 %, passant de 1,285 milliard de dollars à 1,283 milliard. Le Soudan demeure le premier partenaire à l’exportation, avec 884,1 millions de dollars de produits importés d’Égypte en 2024, suivi du Kenya avec 313,9 millions de dollars. Les principaux biens exportés concernent les produits de mouture, le sucre, le papier, le fer et les équipements électriques.
Côté importations, le Congo s’impose comme le premier fournisseur du marché égyptien au sein du bassin du Nil, avec 661,9 millions de dollars en 2024, soit une hausse de 24,4 % par rapport à l’année précédente. Les principaux produits importés du Congo sont le cuivre, le bois et le charbon de bois. Le Soudan occupe la deuxième place avec 293 millions de dollars d’importations, en baisse notable de 24,5 %. Ces importations portent principalement sur les animaux vivants, les céréales, les oléagineux et les plantes médicinales.
Sur le plan sectoriel, les produits animaux et végétaux, les boissons et le tabac restent les principales catégories exportées, avec une valeur de 632,3 millions de dollars en 2024, en repli de 9,7 %. En revanche, les produits minéraux dominent les importations, totalisant 661,5 millions de dollars, contre 531,9 millions en 2023, traduisant une progression significative de 24,4 %. Ces données confirment la place stratégique mais encore déséquilibrée des échanges entre l’Égypte et ses voisins du bassin du Nil.
