Entre le début de l’année 2025 et le milieu de l’année 2026, l’État malien a enregistré une rentrée de fonds colossale s’élevant à 109,14 milliards de francs CFA. Cette manne financière, issue des efforts conjoints des compagnies minières et des industriels de la filière, a pour vocation exclusive de soutenir la construction et la modernisation des réseaux énergétiques, hydrauliques et de transport à travers tout le territoire.
La validation officielle de cette somme record s’est déroulée à Bamako le 31 juillet dernier, à l’occasion de la toute première session du Comité de pilotage dirigée par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Les discussions ont notamment permis de nuancer ce bilan en rappelant que le montant indiqué correspond strictement au cumul des capitaux encaissés par le dispositif, et ne reflète pas encore le volume des chantiers matériellement finalisés.
Né des dispositions de l’article 98 du Code minier promulgué en août 2023, ce mécanisme de solidarité sectorielle institutionnalise la participation des exploitants de carrières et des titulaires de permis miniers. Il matérialise une volonté politique forte d’ancrer durablement l’exploitation des ressources naturelles dans l’effort global d’aménagement et de modernisation du pays.
Pour alimenter ce fonds spécial, les entreprises minières s’acquittent, durant leur premier quinquennat d’activité, d’un reversement indexé à 1 % de leur chiffre d’affaires trimestriel, couplé à 10 % de la redevance ad valorem. Le dispositif prévoit par ailleurs une revalorisation de cette contribution, puisque le prélèvement sur le chiffre d’affaires augmentera pour atteindre 2,5 % dès la sixième année de production industrielle.
