Le groupe égyptien Petrojet renforce sa position en Afrique du Nord en obtenant un contrat majeur de 1,087 milliard de dollars pour la mise en œuvre de la seconde phase du développement du gisement pétrolier de Hassi Bir Rekaïz, situé dans le bassin de Berkine, à l’est de l’Algérie. L’annonce officielle, faite le 20 octobre 2025 par le ministère égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, qualifie cette opération de « tournant stratégique » pour la présence internationale de la société publique.
Pour Karim Badawi, ministre égyptien du Pétrole, cette signature illustre la montée en puissance de Petrojet sur le marché mondial des services pétroliers. Il a souligné que le projet s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à positionner les entreprises publiques égyptiennes comme acteurs régionaux de référence dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et de la pétrochimie. Ce contrat témoigne ainsi de la capacité technique et financière du groupe à conduire des projets de grande envergure hors du territoire national.
Le marché a été attribué à l’issue d’un appel d’offres international concurrentiel, auquel ont participé plusieurs sociétés pétrolières d’envergure. La réalisation sera confiée à un consortium piloté par Petrojet et la société italienne Arkad Spa, sous la supervision de la compagnie nationale algérienne Sonatrach et de son partenaire thaïlandais PTTEP. Le projet vise à développer les capacités de production du bassin de Berkine, considéré comme l’un des pôles énergétiques les plus dynamiques d’Algérie.
Sur le plan technique, la deuxième phase comprend la construction d’une usine centrale de traitement capable de produire 31 500 barils de brut par jour, ainsi que la pose d’un oléoduc de 217 kilomètres destiné à relier le site aux infrastructures de transport existantes. Petrojet prévoit également, en partenariat avec Sonatrach, la création d’ateliers industriels conjoints afin de renforcer la valeur ajoutée locale et de stimuler les recettes en devises. Ces initiatives s’inscrivent dans une volonté commune de consolider la coopération énergétique entre l’Égypte et l’Algérie, deux acteurs clés du secteur pétrolier africain.
