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Ghana : une nouvelle politique agricole axée sur le palmier à huile dès 2026

par Jocelyne Bosson

Le gouvernement ghanéen est en phase de finalisation d’une nouvelle politique de plantation de palmiers à huile, qui sera intégrée au budget national de l’année prochaine. Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large de développement des cultures économiques clés du pays à l’horizon 2026 et au-delà. L’objectif est de renforcer la contribution du secteur agricole à la croissance nationale en exploitant pleinement le potentiel des cultures stratégiques, notamment le palmier à huile, pour diversifier les exportations et accroître la valeur ajoutée locale.

Cette initiative, orientée vers la création d’emplois à grande échelle, ambitionne de structurer l’ensemble de la chaîne de valeur — de la culture et la transformation jusqu’à la fabrication et l’exportation. Elle vise également à renforcer les capacités productives nationales tout en stimulant la participation du secteur privé. Selon les estimations du gouvernement, la mise en œuvre de ce programme pourrait générer plus de 500 000 emplois directs et indirects, contribuant ainsi à la dynamisation des économies rurales et à la réduction du chômage des jeunes.

L’annonce officielle a été faite par le ministre des Finances, Dr Ato Forson, lors d’une rencontre de haut niveau à Washington D.C. avec Ethiopis Tafara, vice-président régional pour l’Afrique de la Société financière internationale (IFC). Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre le Ghana et l’IFC, en vue d’attirer de nouveaux investissements dans le secteur agricole et d’appuyer la mise en œuvre du programme national de transformation agricole.

Le Dr Forson a insisté sur le rôle central de l’agriculture dans la stratégie de relance économique du Ghana, tout en soulignant la nécessité de mobiliser des capitaux patients pour financer les plantations à grande échelle. À cet effet, le gouvernement collabore étroitement avec la Banque mondiale, la SFI et d’autres partenaires de développement afin de favoriser la participation du secteur privé. Pour sa part, le vice-président de l’IFC a salué la pertinence de cette orientation, estimant que le développement agricole représente une voie essentielle pour libérer le dividende démographique africain et promouvoir la création d’emplois durables sur le continent.

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