Le chef de l’État égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a validé les nouveaux plans d’accélération des énergies renouvelables visant à propulser la part du vert à 45 % du mix électrique national d’ici deux ans. Lors d’un sommet exécutif avec le Premier ministre Mostafa Madbouly et le ministre de l’Électricité Mahmoud Esmat, le lundi 18 mai, l’accent a été mis sur le calendrier d’exécution des grands chantiers solaires et éoliens. Cette restructuration énergétique s’accompagne d’un plan de consolidation du réseau national pour absorber ces nouvelles sources d’énergie.
La stratégie de sortie des combustibles fossiles, détaillée par le ministre Mahmoud Esmat, s’organise autour d’un agenda à double vitesse. Les autorités déploient un programme d’urgence sur les vingt-quatre prochains mois, couplé à des projections d’infrastructures à long terme courant jusqu’en 2040. L’objectif premier reste la réduction immédiate de la dépendance thermique du pays grâce à l’intégration massive de nouvelles capacités de production décarbonée.
Le portefeuille de projets intègre des infrastructures de grande envergure, à l’image de la centrale solaire Obelisk (500 MW) à Nag Hammadi, prévue pour un raccordement ce mois de mai, et du futur parc éolien de Ras Shukeir (900 MW) attendu en 2027. À cela s’ajoutent le mégacomplexe photovoltaïque de Minya (1 700 MW) et un plan massif de stockage par batteries de 4 000 MW, réparti entre Minya, Alexandrie et Qena pour réguler les flux d’électricité.
Pour garantir le succès de cette feuille de route, la présidence égyptienne exige le strict respect des délais industriels afin de préserver l’équilibre technique du réseau. La direction stratégique choisie repose également sur l’augmentation des investissements privés dans la production propre. Le parc éolien de Gabal El Zeit, d’une capacité de 580 MW, sert désormais de référence réglementaire et opérationnelle pour ce partenariat avec le secteur privé.
