La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a officialisé une facilité financière globale renouvelable à double tranches de 200 millions de dollars US en faveur de Shoreline Power Company Limited et de ses co-emprunteurs, parmi lesquels figure l’entrepreneur Arkad SpA. Approuvée dans le sillage de la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF2025), cette opération vise à financer la part contractuelle d’Arkad dans le projet majeur de développement du gisement de Hassi Bir Rekaiz (HBR) en Algérie. Cette transaction marque une étape historique, s’agissant de la première intervention d’Afreximbank pour soutenir une entreprise d’Afrique subsaharienne sur un chantier d’infrastructure d’envergure en Afrique du Nord.
Le cœur de cette allocation budgétaire soutient directement l’exécution d’un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) d’une valeur de 980 millions de dollars US pour la phase 2a du champ HBR. Attribué par le Groupement Hassi Bir Rekaiz — une coentreprise regroupant Sonatrach, PTTEP et CEPSA —, ce contrat couvre la mise en place d’une nouvelle installation centrale de traitement. Ce déploiement technique permettra de porter la capacité de production pétrolière et gazière du gisement d’environ 13 000 barils par jour à une prévision de 50 000 à 60 000 barils par jour, générant ainsi des flux de devises considérables pour l’économie algérienne.
Structurellement, cette facilité de 200 millions de dollars US se compose d’un financement ponctuel de 110 millions de dollars US dédié aux garanties de bonne exécution et au fonds de roulement d’Arkad, ainsi qu’une tranche renouvelable de 90 millions de dollars US pour les projets gaziers au Nigeria et dans d’autres juridictions. Selon Mme Kanayo Awani, Vice-présidente exécutive d’Afreximbank, cette synergie démontre la capacité des groupes d’ingénierie à capitaux africains à s’imposer sur des marchés complexes selon les meilleurs standards internationaux. Le partenariat entre Arkad et la société égyptienne Petrojet illustre d’ailleurs le dynamisme des flux croisés de compétences à l’échelle du continent.
Au-delà des performances macroéconomiques et industrielles, cet accord d’envergure générera des retombées sociales et régionales directes, à commencer par la création estimée de 6 000 emplois locaux. En favorisant le transfert de compétences technologiques et en stimulant la chaîne d’approvisionnement, cette initiative concrétise les retombées de l’IATF et confirme l’ambition d’Afreximbank de s’affirmer comme le partenaire financier privilégié des champions industriels bâtissant les infrastructures structurantes de l’Afrique de demain.
