La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) organise, du 16 au 18 juin 2026 au Caire, la troisième édition de son programme de formation dédié à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Objectif : transformer les textes juridiques en opportunités de croissance pour le secteur privé.
Malgré l’entrée en vigueur de la ZLECAf, le déficit de compréhension technique de ses mécanismes reste l’un des principaux goulots d’étranglement pour les entreprises du continent. C’est pour lever ces barrières qu’Afreximbank, en partenariat avec l’Université Américaine du Caire (AUC) et le Secrétariat de la ZLECAf, déploie ce programme de renforcement des capacités via son académie (AFRACAD).
Lever les barrières opérationnelles
Le programme ne se veut pas théorique, mais résolument opérationnel. Il cible des piliers critiques pour la compétitivité des entreprises africaines :
Maîtrise du financement du commerce : Un levier indispensable pour sécuriser les transactions transfrontalières.
Optimisation des chaînes d’approvisionnement : Pour mieux intégrer les circuits de production régionaux.
Conformité réglementaire : Comprendre les exigences d’exportation et d’importation sous le nouveau régime préférentiel.
« Il s’agit d’une plateforme stratégique visant à promouvoir l’adoption de la ZLECAf et à en approfondir la compréhension parmi les entreprises au sein de l’écosystème global du secteur privé », a souligné le Dr Yemi Kale, Économiste en Chef du Groupe Afreximbank.
Pour les organisateurs, le succès de la zone de libre-échange repose sur la capacité des acteurs privés à identifier et capitaliser sur les opportunités de marché. Mohamed Ali, Directeur au Secrétariat de la ZLECAf, voit en cette collaboration une étape cruciale pour « libérer tout le potentiel du commerce intra-africain ».
En dotant les dirigeants de compétences pratiques, Afreximbank espère accélérer la transformation structurelle des économies africaines. Comme l’indique Stephen Tio Kauma, DG des Ressources Humaines de la Banque, l’ambition est de permettre aux entreprises « d’innover et de jouer un rôle de premier plan dans la transformation économique du continent ».
