Le Niger a adopté, le 21 août, en Conseil des ministres, un projet d’ordonnance rectifiant la loi de finances 2026. Désormais fixé à 2 980,54 milliards de francs CFA contre 2 922,22 milliards initialement programmés, le budget de l’État progresse de 58,32 milliards de FCFA, soit une augmentation de 2 %.
Cette rallonge budgétaire répond directement à des priorités contextuelles urgentes, à commencer par le renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité et les conséquences du réaménagement gouvernemental. L’exécutif a également dû intégrer les répercussions économiques de la crise au Moyen-Orient, particulièrement visibles sur les cours internationaux du pétrole.
Sur le plan de l’organisation administrative, la rectification acte le redéploiement de missions autrefois rattachées à la Présidence et au Premier ministère vers d’autres portefeuilles ministériels, tout en instaurant un nouveau cadre pour la tutelle technique des projets de développement. De surcroît, le gouvernement actionne le levier fiscal pour encourager l’activité, prévoyant des allègements et des mesures de simplification ciblées, notamment sur le secteur aurifère.
Enfin, la réforme touche aussi la gouvernance institutionnelle à travers la dissolution de la Caisse autonome de retraite parlementaire (CARPA). La gestion des pensions des parlementaires est désormais centralisée sous la houlette du ministère des Finances, un changement pensé pour optimiser l’efficacité et la traçabilité financière.
