Le gouvernement ghanéen franchit un cap dans la régularité de ses engagements budgétaires sociaux et infrastructurels. Le ministre des Finances, le Dr Cassiel Ato Forson, a annoncé le versement intégral de 1,55 milliard de dollars US (soit 24,8 milliards de cédi / GH¢ ou environ 930 milliards de FCFA) au profit des fonds statutaires nationaux depuis janvier 2026. Cette annonce intervient à la suite du déblocage complet des dotations du troisième trimestre de l’exercice 2026, marquant une rupture avec les pratiques antérieures de régulation budgétaire.
Cette manœuvre financière garantit l’approvisionnement régulier des piliers du développement humain et des infrastructures du pays. Les ressources décaissées couvrent notamment le Ghana Education Trust Fund, le programme de gratuité des écoles secondaires (Free SHS), le District Assemblies Common Fund, la Caisse nationale d’assurance maladie (NHIS) ainsi que le Ghana Medical Trust Fund. Sur le plan des équipements stratégiques et des ressources extractives, les transferts intègrent également le Fonds d’entretien routier, le Fonds de développement minier et le Fonds d’investissement pour les revenus miniers.
Cette fluidité dans la mise à disposition des liquidités vise à transformer la gestion opérationnelle des services publics fondamentaux. En éliminant les goulets d’étranglement financiers qui ralentissaient l’action des agences de l’État, le Trésor public ghanéen permet aux institutions bénéficiaires de planifier leurs investissements avec prévisibilité. Dr Cassiel Ato Forson a souligné ce changement de cap dans la gouvernance des finances publiques :« Contrairement au passé, lorsque les paiements ont été marqués par des retards, des plafonnements et des arriérés, nous débloquons maintenant ces fonds à temps et en totalité. »
En assurant la continuité des flux financiers vers la santé, l’éducation, le réseau routier et les collectivités locales, l’exécutif cherche à soutenir directement le niveau de vie des populations. Ce respect des échéanciers légaux renforce la crédibilité de la politique budgétaire du Ghana pour l’exercice 2026, tout en offrant aux administrations locales et sectorielles la stabilité nécessaire à l’exécution de leurs programmes prioritaires.
