Le continent africain tient son nouveau roi. Au terme d’une finale épique disputée ce dimanche 18 janvier 2026, le Sénégal a décroché sa deuxième étoile en s’imposant face au Maroc (1-0). Dans un Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat transformé en chaudron, les Lions de la Teranga ont fait preuve d’une résilience héroïque pour faire taire tout un peuple et s’installer de nouveau sur le toit de l’Afrique.
Le match, d’une intensité tactique rare, a basculé dans l’irréel lors des prolongations. Après un temps réglementaire verrouillé, marqué notamment par un penalty manqué par la star marocaine Brahim Díaz à la 88e minute, c’est Pape Gueye qui a délivré les siens. D’une frappe surpuissante dès l’entame de la première période de prolongation (94e), le milieu de terrain sénégalais a trouvé la lucarne, climatisant instantanément les travées de Rabat et offrant au Sénégal un avantage définitif.
Cette finale restera également dans les mémoires pour sa tension dramatique. Entre les décisions arbitrales scrutées par la VAR et la fin de match en infériorité numérique pour le Maroc, le suspense est resté entier jusqu’au coup de sifflet final. Pour Sadio Mané, qui disputait probablement sa dernière CAN, ce sacre sonne comme un adieu majestueux, tandis que pour le Maroc, l’immense déception de ne pas soulever le trophée à domicile, 50 ans après son titre de 1976, laisse place à la fierté d’un parcours presque parfait.
Le Sénégal confirme ainsi son statut de puissance dominante du football africain de cette décennie. En s’imposant chez le pays organisateur et grand favori de la compétition, les hommes d’Aliou Cissé prouvent que leur mental de champions est inébranlable. Dakar peut exulter : les Lions rentrent à la maison avec le plus prestigieux des trophées, gravant à jamais la date du 18 janvier 2026 dans l’histoire du sport national.
