Le Roi Mohammed VI a lancé à Casablanca un vaste plan ferroviaire régional d’un montant de 1,94 milliard USD. Ce programme structurant vise à transformer la mobilité de la métropole et de son aire urbaine, en renforçant l’intégration des différents modes de transport. Il s’inscrit dans une stratégie nationale globale de 9,31 milliards USD, confirmant la volonté du Maroc d’ancrer son développement dans une logique de transport durable et intégré, dans la continuité du projet de LGV Kénitra–Marrakech.
Au cœur du chantier figurent trois gares multimodales : « Casablanca-Sud » dans l’arrondissement Hay Hassani, la gare du Grand Stade Hassan II à Benslimane et celle de l’aéroport Mohammed V. Conçues pour absorber jusqu’à 12 millions de passagers par an, elles faciliteront l’interconnexion entre grande vitesse, lignes régionales et transports urbains. La gare « Casablanca-Sud », dont les travaux nécessitent 67,9 millions USD, sera un hub intermodal majeur, directement relié au futur train « aéro-express » reliant Casa-Port à l’aéroport toutes les 15 minutes.
Le plan prévoit également la création de dix nouvelles gares métropolitaines, la modernisation de cinq gares existantes et le développement de trois lignes régionales totalisant 92 km. Ces dessertes offriront une fréquence allant jusqu’à un train toutes les 7,5 minutes, pour un trafic quotidien estimé à 150 000 voyageurs. L’ensemble sera appuyé par deux technicentres (Zenata et Nouaceur), cinq ateliers de maintenance et 260 km de voies nouvelles, pour un investissement de 60,6 millions USD.
Afin de soutenir cette ambition, 48 rames automotrices de 1 000 places chacune, circulant à 160 km/h, seront acquises auprès du constructeur sud-coréen Hyundai Rotem, pour un coût total de 679 millions USD. Une usine sera implantée au Maroc afin de structurer un écosystème ferroviaire national et ouvrir des perspectives d’exportation à moyen terme. Financé à 70 % par l’ONCF et à 30 % par la Région, ce programme générera des milliers d’emplois, améliorera la qualité de vie urbaine et contribuera à la réduction des émissions de CO₂ grâce à un transport collectif à faible empreinte carbone.
