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Côte d’Ivoire : le partenariat Afrique-Monde Arabe franchit une étape historique à Abidjan

par Kamagaté Issouf

Le 13 janvier 2026, la ville d’Abidjan a accueilli une consultation stratégique entre le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et le Groupe de coordination arabe (GCA). Cette rencontre marque un tournant décisif dans le renforcement de la coopération financière entre l’Afrique et le monde arabe. En réunissant pour la première fois l’ensemble des dirigeants du GCA en terre ivoirienne, cet événement envoie un signal fort d’ambition partagée et de confiance mutuelle, visant à harmoniser les mécanismes de financement pour le développement du continent.

.Le président de la BAD, Sidi Ould Tah a tenu à saluer la République de Côte d’Ivoire, pays hôte de l’institution, pour son soutien constant et son hospitalité remarquable. Au-delà de son rôle d’accueil, la Côte d’Ivoire a été présentée comme le symbole des réformes structurelles et du leadership africain affirmé. Ce choix géographique n’est pas fortuit : il souligne la profondeur des relations entre l’État ivoirien et les institutions financières internationales, tout en illustrant la vitalité économique d’une Afrique en pleine mutation.

Le groupe de coordination arabe célèbre plus de cinq décennies d’engagement indéfectible aux côtés des nations en développement. Avec un portefeuille impressionnant de plus de 13 000 projets à l’échelle mondiale, dont plus de 50 % sont situés en Afrique, le GCA a prouvé sa capacité de mise en œuvre dans des secteurs vitaux. Ces investissements massifs dans les infrastructures, l’énergie, l’eau et l’agriculture ont permis de bâtir des systèmes durables et de connecter les marchés, particulièrement dans les zones fragiles où le financement à long terme est une nécessité absolue.

L’impératif démographique : Une vision commune de la jeunesse

L’un des piliers de cette coopération repose sur une réalité démographique frappante : 60 % de la population des pays membres de la sphère arabe est d’origine africaine. Avec un âge médian de 19 ans pour l’Afrique et une population majoritairement de moins de 30 ans pour le monde arabe, les deux régions partagent un destin lié par leur jeunesse. Cette convergence démographique impose de placer le capital humain au cœur des stratégies de financement afin de transformer ce potentiel en levier de croissance durable.

La ministre ivoirienne de l’Économie, du Plan et du Développement, Kaba Nialé, a souligné que cette rencontre transforme le concept de « nouvelle architecture financière africaine » en une réalité tangible. L’objectif est clair : passer des théories économiques à des effets concrets pour les populations. La présence à Abidjan des décideurs des fonds souverains et banques de développement témoigne de la volonté de créer un écosystème financier plus inclusif, capable de répondre aux chocs mondiaux et de soutenir la résilience des économies locales.

La consultation a réuni une délégation prestigieuse composée de dirigeants du Fonds d’Abu Dhabi, du Fonds Koweïtien, de la Banque Islamique de Développement, du Fonds de l’OPEP et du Fonds Saoudien, entre autres. Ces personnalités ont réaffirmé leur engagement à apporter des contributions coordonnées pour relever les défis cruciaux du continent. Qu’il s’agisse de sécurité alimentaire, de transition énergétique ou d’accès aux services de base, ce front uni de bailleurs de fonds se positionne comme un partenaire stratégique indispensable pour l’avenir de l’Afrique.

 

 

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