L’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) table sur une légère accélération de sa croissance économique en 2025. Selon Adama Coulibaly, ministre ivoirien de l’Économie et des Finances et président en exercice de la Conférence des ministres de l’UEMOA, les secteurs manufacturier et extractif devraient jouer un rôle moteur dans cette dynamique. Ces deux branches stratégiques sont en effet appelées à renforcer la contribution du secteur secondaire à la croissance de la sous-région.
À en croire le ministre, cette poussée sectorielle devrait entraîner une hausse du taux de croissance de 100 points de base, portant la performance économique de l’Union de 6,3 % en 2024 à 6,4 % en 2025. Une projection qui a soulevé quelques interrogations, car une augmentation de 100 points de base équivaut normalement à un bond de 1 point de pourcentage. Le chiffre avancé pourrait donc traduire une simple progression de 10 points de base, sauf rectification officielle.
Quoi qu’il en soit, cette perspective s’inscrit dans un contexte de résilience économique pour la région, malgré les défis persistants liés à l’inflation, à l’endettement public et aux incertitudes géopolitiques. La diversification des économies de l’UEMOA, encore dominées par l’agriculture et les services, reste un objectif prioritaire. L’essor des industries de transformation et l’exploitation plus efficiente des ressources minières pourraient ainsi amorcer un tournant structurel.
Pour concrétiser cette ambition, les États membres devront toutefois renforcer leur cadre réglementaire, attirer davantage d’investissements privés et améliorer leurs infrastructures de base. À cela s’ajoute la nécessité de développer une main-d’œuvre qualifiée afin de tirer pleinement parti des gains de productivité dans les secteurs ciblés. L’UEMOA mise ainsi sur une croissance plus inclusive et durable à l’horizon 2025, portée par un tissu économique en mutation.
