La société de courtage ghanéenne GFX a annoncé, le 13 novembre, à Singapour la signature d’un accord stratégique avec Libeara, une plateforme de tokenisation soutenue par Standard Chartered Ventures, afin de proposer un modèle d’accès transparent, inclusif et gouverné aux instruments financiers émis par les États africains. Conclue lors du Singapore FinTech Festival, cette collaboration s’inscrit dans la volonté du continent de promouvoir une gouvernance financière saine, conforme aux meilleures pratiques internationales et alignée sur les Objectifs de développement durable des Nations Unies.
Dans de nombreux pays africains, les citoyens sont confrontés à des seuils d’investissement minimum élevés qui limitent l’accès aux obligations d’État et aux instruments garantis par les gouvernements, freinant leur participation au développement économique. En intégrant l’infrastructure de tokenisation de Libeara, GFX propose une solution capable de réduire les coûts administratifs, d’améliorer la transparence et de démocratiser l’accès à des investissements sécurisés, même pour de faibles montants. La tokenisation sur blockchain facilite le règlement, renforce la traçabilité et abaisse les contraintes de rapprochement, tout en garantissant une gouvernance plus robuste.
Cette approche permet également de mettre à disposition des régulateurs un cadre sécurisé, prudent et rigoureux en matière de gestion des risques. GFX souligne que son initiative ne vise pas à assouplir les normes de gouvernance mais à les renforcer, en assurant que la transformation numérique consolide l’intégrité du système financier ghanéen tout en élargissant l’accès aux citoyens. La société réaffirme son alignement avec les directives de la Banque du Ghana, de la SEC ghanéenne et des organismes de régulation internationaux, reposant sur un principe : veiller à ce que l’innovation ne dépasse jamais la gouvernance et que l’inclusion n’affaiblisse pas la protection des investisseurs.
Selon Joe Anka, PDG de GFX, cette initiative ouvre la voie à une participation financière élargie, dans un continent où une grande partie de l’épargne demeure en dehors du système traditionnel. Il affirme que tout individu muni d’un smartphone et de 50 cedis peut désormais investir dans l’avenir de sa nation. La plateforme Libeara, qui gère près de 800 millions de dollars d’actifs réels réglementés sur blockchain, voit dans ce partenariat une étape importante de son expansion en Afrique. Son fondateur, Aaron Gwak, souligne l’ambition de Libeara d’intégrer les actifs réels à la blockchain de manière sécurisée et conforme, tout en accompagnant la modernisation financière du continent.
