Selon les récentes données publiées par les services de statistiques du Ghana, l’économie nationale a enregistré une croissance de 3,8 % en octobre 2025. Cette performance marque un raffermissement de la production après une phase prolongée d’ajustement et confirme la tendance à la hausse observée depuis la fin de l’année 2023. Lors de la présentation des résultats à Accra, le statisticien du gouvernement, le Dr Alhassan Iddrisu, a souligné la résilience de l’activité économique, tout en précisant que ces chiffres, issus de l’Indicateur Mensuel de Croissance Économique (MIEG), sont provisoires et visent à fournir un signal rapide avant la publication du PIB trimestriel.
Le secteur des services s’est imposé comme le principal moteur de cette expansion, avec une progression robuste de 5,5 % sur un an. À lui seul, ce secteur a contribué à hauteur de 2,8 points de pourcentage au taux global de 3,8 %, représentant ainsi près des trois quarts de la croissance totale du mois. Cette dynamique est essentiellement portée par les segments de l’information, de la communication, ainsi que par le commerce de gros et de détail. Cette prédominance accentue le poids croissant des services dans la structure économique ghanéenne, contrastant avec d’autres domaines dont le dynamisme reste encore à consolider.
Parallèlement, le secteur industriel montre des signes de reprise encourageants après une année 2024 difficile. Avec une croissance de 3 % en octobre 2025, l’industrie a contribué à hauteur de 1,1 point de pourcentage à l’expansion nationale. Ce rebond est largement soutenu par l’activité manufacturière, suggérant un assouplissement progressif des contraintes logistiques et commerciales qui pesaient sur la production. Bien que cette reprise soit notable, les analystes demeurent prudents, soulignant une fragilité persistante qui nécessite un suivi rigoureux des indicateurs de production industrielle.
En revanche, le secteur de l’agriculture affiche une trajectoire plus modeste avec une croissance de seulement 0,9 %, contribuant marginalement à hauteur de 0,05 point de pourcentage à la richesse nationale. Ce ralentissement par rapport à l’exercice précédent reflète à la fois des variations saisonnières et le caractère hétérogène de la reprise économique actuelle. En somme, si les indicateurs d’octobre témoignent d’une vitalité retrouvée, le Dr Iddrisu rappelle que le MIEG n’est pas corrigé des variations saisonnières et repose sur des données préliminaires, invitant les utilisateurs à une interprétation nuancée de ces performances sectorielles inégales.
