Le Président Tunisien tente de sauver les meubles, après les tensions consécutives à son discours de la théorie du grand nombre qui a mis la situation des migrants en difficulté, au point où plusieurs pays avaient commencé à rapatrier leurs ressortissants. Afin d’éviter de se faire violenter dans une Tunisie qui fait oublier de plus en plus l’un de ses illustres personnages à l’ère de l’indépendance : Habib Bourguiba.
En grec ancien les penseurs disaient « Panta rhei »,tout s’écoule pour ne pas dire beaucoup d’eau a déjà coulé sous le pont de l’alliance Afrique subsaharienne-Tunisie. Entre la déclaration de Kaïs Saïed du 21 février et de son audience avec le président de la Cedeao, Emballo Cissoko, il y a dejà 16 jours. Ce laps de temps à montrer l’autre facette de certains Tunisiens devenus du coup peu réceptifs, prompt à réagir à tout ce qui est noir, allant même à faire irruption dans certains domiciles pour agresser. Une Conséquence d’un discours qui a plus de chance d’être mal interprété et raviver la flamme du racisme. A qui la faute ? A qui la faute quand le ministre des Affaires étrangères vient enfoncer le clou. Une réaction d’un diplomate qui contribue à endurcir la situation et légitimer des propos qui frisent le racisme : » Nous sommes en droit d’alerter sur les flux croissants de migrants…Non, il n’est pas question d’excuses du tout, nous n’avons porté atteinte à personne ».
En deux semaines les Ultra nationalistes Tunisiens ont laissé beaucoup d’eau couler malheureusement sous le pont de l’intégration. Kaïs n’est peut-être pas Saïed, mais Kaïs a laissé beaucoup d’eau couler sous le pont. Pourquoi ne pas produire un communiqué pour rectifier le tir dès les premières heures ? pourquoi s’attaquer à des avocats et Ong qui avaient pris position contre ce discours ? Des questions qu’on continue de se poser
Le président en exercice de la Cedeao, Emballo Cissoko, en visite en Tunisie ce jeudi 9 mars, a eu du mal à placer les mots justes, face à la vague de protestation de plusieurs Ong et des représentations diplomatiques à commencer par l’UA et la version du Président tunisien. Qui soutient mordicus que c’est une mauvaise interprétation de ses propos qui est à la base de cette tension.
Pour certains observateurs ce sont les sanctions internationales qui commencent à faire courir le Président. Car, la Banque mondiale a suspendu sa collaboration.
