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Programme « Big Push » du Ghana : le ministre Agbodza rétablit les faits sur la passation des marchés

par Jocelyne Bosson

Devant l’Assemblée nationale, le ministre des Routes et des Autoroutes, Kwame Governs Agbodza, a vigoureusement défendu l’intégrité du programme phare « Big Push Infrastructure ». Face aux critiques dénonçant une domination supposée des attributions de gré à gré, le ministre a qualifié ces affirmations de trompeuses. Il a réaffirmé que cette initiative stratégique, cruciale pour la modernisation du réseau routier national, est exécutée dans le strict respect de la loi sur les marchés publics, garantissant ainsi la légalité et la transparence de chaque étape du processus.

M. Agbodza a expliqué aux législateurs que la structuration du programme repose sur une mixité de méthodes d’approvisionnement, rigoureusement adaptées à la complexité technique et à l’urgence des réparations routières. Loin d’être un système d’exception généralisé, le recours à des procédures spécifiques est présenté comme une réponse pragmatique à la dégradation avancée des infrastructures. Le ministre a été catégorique : aucune disposition législative n’a été enfreinte, rejetant toute idée de scandale au profit d’une gestion axée sur l’efficacité opérationnelle.

Pour étayer ses propos, le ministre a présenté une analyse statistique détaillée des contrats engagés. Les chiffres révèlent que le recours au gré à gré demeure minoritaire, ne concernant que 44 % des contrats d’envergure. À l’inverse, la dynamique concurrentielle reste la norme avec plus de 400 contrats attribués par voie d’appel d’offres ouvert. Cette répartition démontre, selon le ministère, que la mise en concurrence systématique est privilégiée chaque fois que les délais et la nature des travaux le permettent, contredisant ainsi le récit d’une gestion opaque.

En conclusion, M. Agbodza a souligné que le choix des modes d’approvisionnement est guidé par un impératif de performance économique. Face à la nécessité de restaurer rapidement le réseau routier, des procédures simplifiées ou négociées ont été ponctuellement mises en œuvre pour accélérer les livraisons de chantiers. Cette approche vise non seulement à répondre aux attentes des populations, mais aussi à éviter les surcoûts financiers souvent engendrés par des procédures administratives excessivement longues, sécurisant ainsi l’investissement public dans le cadre du plan « Big Push ».

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