Le Burkina Faso et la République du Ghana ont franchi une étape décisive dans leurs relations diplomatiques lors de la 13e grande Commission mixte de coopération. Réunies à Ouagadougou, les deux délégations ont formalisé la signature de sept instruments juridiques majeurs. Cet événement marque une volonté politique manifeste de rompre avec l’inertie passée pour instaurer un cadre de collaboration plus agile et adapté aux défis contemporains des deux nations.
La rencontre a été placée sous le signe de l’expertise ministérielle, coprésidée par Karamoko Jean Marie Traoré, chef de la diplomatie burkinabè, et son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa. Les discussions ont abouti à un mix d’accords-cadres et de protocoles d’accord techniques. Ce dispositif institutionnel vise à fluidifier les échanges interétatiques et à garantir un suivi rigoureux des engagements pris par l’axe Ouagadougou-Accra, transformant les intentions politiques en leviers opérationnels.
Le volet logistique et technique occupe une place centrale dans cette nouvelle architecture. Les deux États ont notamment ratifié un accord spécifique sur le transport et le transit, couplé à une clause de reconnaissance mutuelle des permis de conduire nationaux. Ces mesures sont conçues pour réduire les barrières non tarifaires, simplifier la mobilité des biens et des personnes, et optimiser l’efficacité des corridors commerciaux reliant le Burkina Faso aux ports ghanéens.
Enfin, le volet sécuritaire et social a fait l’objet d’une attention particulière avec la signature de protocoles dédiés à la gestion des risques. Un accord sur la prévention des catastrophes et des crises humanitaires permet désormais une réponse coordonnée face aux urgences climatiques ou migratoires. En parallèle, un cadre strict de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants a été acté, renforçant la coopération judiciaire et policière pour sécuriser l’espace transfrontalier commun.
