À l’ouverture de la 50e assemblée de la FANAF, Richard Lowé, PDG d’Activa, a dressé un constat sans concession sur la stagnation du secteur, pointant directement la responsabilité des pouvoirs publics. Il a déploré la « timidité » des politiques nationales en matière d’assurances obligatoires, soulignant qu’une grande partie du continent ne parvient toujours pas à franchir le seuil critique de cinq obligations par pays. Pour le leader d’Activa, ce déficit législatif constitue un plafond de verre qui freine l’inclusion financière et la résilience économique des États africains.
Pour illustrer le potentiel de croissance, Richard Lowé a orienté les regards vers les deux locomotives du continent : l’Afrique du Sud et le Maroc. En citant ces marchés où l’assurance-vie domine largement avec 70 % de parts de marché, il a mis en exergue le décalage entre ces modèles matures et le reste de la zone FANAF. Cette domination de la branche « Vie » n’est pas qu’une statistique ; elle représente la capacité d’un marché à mobiliser une épargne longue, faisant des assureurs des investisseurs institutionnels majeurs au service du développement infrastructurel.
Enfin, face à l’accélération des risques systémiques mondiaux, le patron d’Activa a appelé ses pairs à une révolution opérationnelle. Il exhorte les compagnies à s’affranchir de la dépendance historique à l’assurance automobile, un segment dont la réputation est souvent entachée par la lenteur des règlements de sinistres. En invitant la profession à « sortir des sentiers battus », Richard Lowé préconise un pivot vers de nouveaux segments stratégiques, capables de répondre aux nouveaux périls et de restaurer la confiance des assurés par une meilleure agilité technique.
